10/09/2008
1er Mai : cours camarade, le vieux monde est derrière toi
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16 MAI : la pente est rude et la cote est (de) droite
Dans la campagne de communication que vient de lancer le gouvernement pour "con-vaincre" les français d'aller travailler gratuitement, une affiche a particulièrement retenu mon attention. Sans doute parce qu'y figure le mot "université". Je peux même dire qu'elle m'a choqué. On y voit une belle blonde, jeune de surcroit qui s'apprête à aller travailler avec entrain le 16 mai. Le visuel est assorti d'une petite phrase : "En travaillant le 16 mai, cette femme facilitera les déplacements d'une personne handicapée dans son université."
Bien sur on aimerait bien le croire : seulement la situation est d'une toute autre nature. Exemple de l'université de Nantes : depuis 15 ans existe une association, Handisup, avec laquelle l'université a passé convention pour réaliser l'accueil et le suivi des étudiants handicapés en lien avec son service de santé. Dynamique et "professionnelle", l'université a choisi de lui confier une quasi délégation de service public. Seulement, pris en tenaille d'un côté par la fin du dispositif emploi-jeune, de l'autre par les modifications qu'entraine la loi du 11 février 2005 en matière d'accueil des personnes handicapées dans l'enseignement supérieur, la survie de cette association est menacée. En 2004, l'association et l'université de Nantes auront accompagné plus de 100 étudiants. Que vont-ils devenir à la rentrée prochaine ? Le décalage entre les discours et la réalité est outrageant....et coute cher au contribuable : 3 millions d'€.
+ de liens :
# les sites gouvernementaux :
http://www.journeedesolidarite.gouv.fr
Site du Ministère de la santé
# Le 16 Mai pour les NULS
# Article du Nouvelobs
# Si vous voulez connaitre le jour de votre mort : PENDULOTRON
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ça BOUGE
Chaises musicales au gouvernement et dans toutes les administrations françaises on a branché son fil d'info RSS pour découvrir nos nouveaux "patrons" et tenter de deviner quel dossier aura du plomb dans l'aile ou quel budget sera débloqué. Devinettes, devinettes...
> Les pronostics pour l'éducation ?
Libération m'apprend ce matin que "Jacques Chirac profiterait de l'occasion pour se débarrasser de François Fillon, ministre de l'Éducation nationale et tête de turc des étudiants, pour le remplacer à l'Éducation nationale par Jean-Louis Borloo." [lire l'article]
Pour le FIGARO, François Fillon devrait être remplacé par "le très chiraquien François Baroin" [lire l'article]. Ce jeune premier est secrétaire général délégué de l'UMP et vice-président de l'Assemblée Nationale. Autre de ses "qualités" , il est membre du club de Jean-Pierre Raffarin, Dialogue & Initiative. Espérons que cela n'handicap pas ses chances ;-)...
J'attends vos opinions sur ses joyeux pronostics, n'hésitez pas à laisser vos commentaires.
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Perdu c'est De Robien.
Les pronostics étaient à côté de la plaque. Ni Borloo, ni le très jeune (? 40 ans quand même) Baroin. C'est De Robien qui s'y colle.
Ministre de l’Education nationale :
- Gilles de Robien, 64 ans, des études de Droit. Ou ça ? Mystère. Sa bio dans l'Express nous apprend en revanche qu'il a fréquenté l' Ecole de la Providence à Amiens, et le Collège Saint-Jean de Béthune à Versailles. Un parcours dans le privé...
# Lire sa bio dans l'Express : LIRE
# Lire sa bio sur Wikipedia : LIRE
Ministre délégué à l’Enseignement supérieur et à la Recherche :
- François GOULARD, 52 ans, ses études ? Irréprochable : Centrale et ENA. Mais voila un ministre de l'enseignement supérieur issu du moule des grandes écoles. Est-ce que cela annonce une partie de cartes difficile pour les universités alors que celles-ci bataillent ferme pour leur reconnaissance et leur qualité?
# Lire sa bio sur France 3 : LIRE
Et François Fillon alors ? Il semble passablement énervé et ne se prive pas de le dire, ambiance, ambiance...
# Lire dans Libé : LIRE
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J'aime la corse
Toujours plongé dans la lecture de mes mails je viens de retrouver une info qui avait réussi à m'énerver durant mes vacances. Dans la rubrique, les aventures de Nicolas S. traitées complaisemment par la presse française, episode : Nicolas S. en Corse, extrait :
"si certains dossiers ont du prendre du retard c'est que Nicolas Sarkozy a du quitter la place Beauvau durant quatorze mois. Une "trop longue parenthèse". Dominique de Villepin appréciera. Mais voila la différence, Sarkozy l'explique a l'envie : "Moi, j'aime la corse." Exemple de ce rattrapage de temps perdu, "la mise hors norme San Remo" de l'université de Corte : ainsi l'établissement peut dépasser largement le quota de professeur par nombre d'élèves en usage en europe. "Un jour historique" a reconnu le president de l'université, Antoine Aiello, très proche des nationalistes. Comme quoi ceux-ci n'avaient pas vendredi que leurs yeux pour pleurer. Mais "l'université de Corte ne doit pas être une secte réservée aux jeunes corses" a prévenu Sarkozy.
Libération - Samedi 23 juillet 2005 - p13
"Après le "karcher" Sarkozy veut "assainir" la Corse"
Les normes San Remo servent à déterminer les moyens accordés aux universités par l'état dans un souci "d'équité". Moyens largement insuffisants, normes vieillissantes, les normes San Remo sont décriées dans la sphère universitaire. Mais la n'est pas le problème. Si elles doivent être remises en chantier , c'est au niveau national et avec concertation que cela doit être fait. Le fait du prince est insupportable. Ce n'est plus de la politique, c'est du clientélisme. Grrrr !
13:14 Publié dans POLITIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
écho de la Rochelle
Tiens ! Ils ont parlé un peu de fond à la Rochelle ? Surprise. Pour ceux qui sont vraiment très motivés voila le compte-rendu succint de la table-ronde consacrée à l'Eduation et à la recherche durant l'université d'été du parti socialiste.
# Lire le compte-rendu de la table-ronde : Education et Recherche - LIRE
Dans son discours de cloture F. Hollande a employé 2 fois les mots "recherche" et "éducation".
Il a accusé la droite d'avoir "amputé les dépenses d'avenir (Recherche, Education…), sans rendre le présent plus facile à vivre". Il a affirmé, pour le PS, vouloir "fixer clairement les priorités et de leur accorder les moyens nécessaires : (...) Société de la connaissance : Education (enfance jusqu'à l'université), Recherche, Culture ; c'est par la connaissance, le savoir et la technologie que nous serons des pôles d'excellence ;"
Y a du boulot....
13:14 Publié dans POLITIQUE | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
Espagne - Les cloches sonnent pour l'école.
Le journal Libération nous raconte la mobilisation des catholiques espagnols contre un projet de loi du gouvernement Zapatero qui entame fortement l'influence de l'église dans l'enseignement.
Autre lieu autre époque : juin 1984, près de deux millions de personnes défilent contre le projet de loi Savary, pour la défense de l'école privé et l'enseignement. Les batailles culturelles ne cessent jamais...
Lire l'article : clique ici
13:13 Publié dans POLITIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
L'UMP nous parle de l'enseignement supérieur.
"En matière d'enseignement supérieur, on n'est pas loin de la politique du chien crevé au fil de l'eau dans notre pays"
"Il faut une université plus présente auprès des étudiants, qui leur donne plus d'attention, par le biais du tutorat, du conseil. C'est ainsi que l'on obtiendra des taux de succès bien meilleur."
François Goulard - ministre délégué à l'Enseignement supérieur et à la Recherche.
"Il va vous falloir marier, monsieur le ministre, les universités et les grandes écoles. Alors mariez bien!".
Claude Goasguen - député UMP de Paris.
"Je souhaite que dès l'automne (...) une expérimentation soit engagée dans nos universités pour leur donner l'autonomie dont elles ont besoin. Nos universités sont les seules en Europe à ne pouvoir accéder à des financements innovants. Elles sont les seules à ne pouvoir adapter librement leurs enseignements. Elles sont les seules à ne pas pouvoir prendre les initiatives auxquelles elles aspirent. Au résultat, nos universités régressent. Cette situation ne peut durer."
Autres conséquence de cette épidemie de dédoublement de personnalité : la position de N.Sarkozy. Voila que le discours du ministre de l'intérieur prend des accents de ministre de à l'éducation. A moins qu'il ne parle en chef de clan....N.Sarkozy oublie de dire que les universités françaises sont également parmi celles qui sont "mal traitées" par l'état et que leur position en europe n'est pas non plus brillante de ce point de vue. Pour exemple, dans le classement de Shangaï 2005, parmi les pays européens, le Royaume-Uni se classe nettement en tête grâce à Cambridge (2ème) et Oxford ( 10ème) et compte au total 11 établissements parmi les 100 premiers, contre 5 pour l'Allemagne, 4 pour la France et la Suède, 3 pour la Suisse, 2 pour les Pays-Bas, 1 pour l'Italie, le Danemark, l'Autriche, la Norvège, la Finlande et la Russie.
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Violences urbaines et sociales
Pendant les 17 jours passés aux USA je n'ai pas du tout eu à subir les effets du "French Bashing", les américains de la cote Est et tout particulièrement ceux de Washington sont sans doute plus que la moyenne cultivés et pro-democrates, mais en revanche le flot de questions sur les "French riots" était ininterrompu.
Sur ce thème je permet de vous indiquez un texte de Stéphane Beaud et Michel Pialoux, très clair pour qui souhaite prendre un peu de recul critique sur ces évènements.
"Contrairement à la représentation qui en est souvent donnée, le groupe social que constitue la jeunesse des cités ne se réduit pas sa fraction la plus visible dans l’espace public, celle du noyau dur des jeunes chômeurs [...]Il comprend aussi, d’une part, des jeunes actifs, [...] et d’autre part le groupe formé par des jeunes encore scolarisés, où l’on trouve aussi bien des élèves orientés dans des filières qu’ils perçoivent comme de relégation scolaire (BEP, voire bac pro, classes de STT) que des lycéens d’enseignement général et des étudiant(e)s - inscrits à la fac mais aussi en IUT ou en BTS (très rarement dans des classes préparatoires aux grandes écoles)."
Stéphane Beaud est sociologue, enseignant-chercheur à l'université de Nantes. Lire le Texte : ---> clique ici.
13:13 Publié dans POLITIQUE | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Fin de mouvement
Certains lycéens passent le bac, pendant que d'autres passent au tribunal. L'un des leaders de la coordination lycéenne nationale comparaît aujourd'hui note Libération (pp. 2 et 3). La presse s'empare d'autant plus facilement de l'affaire qu'elle relève avec justesse qu'aucune poursuite au tribunal et , pire (selon moi) aucune enquête n'ont été menées suite aux violences commises lors de la manifestations du 8 mars par des bandes organisées. Rien ne peut justifier un tel désintéret du gouvernement alors que les violences contre les lycéens étaient manifestes.

Alors forcement ces procès de lycéens ont un petit gout d'acharnement, et ce alors que leurs protestations sont restées vaines. Bien sûr, du coté lycéens,il y a eu des actes imbéciles (on se souvient de ce proviseur molesté...) mais cela ne justifie pas les lourdes peines qui s'abattent sur quelques boucs-émissaires. A Bayonne par exemple, deux lycéens ont déjà été condamnés le 11 mai à deux mois de prison avec sursis, 800 heures de TIG (travaux d'intérêt général) et 6 000 euros à verser au lycée.
Cette crispation du gouvernement n'a rien de bon. Cette génération de lycéens à laquelle on est en train de ne pas faire de cadeau , elle sera à l'université l'an prochain !
# les articles de Libération :
- Le mouvement lycéen défile au tribunal
- Sam, élève de terminale
- Aux suivants !
# articles de l'humanité.
# Portrait de Samuel Morville dans Le Monde : portrait
#Sur les violences du 8 mars
- "Faire la vérité sur les manifestations lycéennes du 8 mars" : l'appel.
- Pas d'enquête sur «la casse» du 8 mars
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