10/09/2008
Lyon 2 : une université de second rang selon Challenges
Lu dans Challenges (10.04.2008) aujourd'hui au sujet de Jérôme Kerviel :
"Bon élève, sans plus, au lycée Laennec de Pont-1'Abbé, il passe son bac ES en 1995, s'inscrit à la fac de Quimper en première année de deug économie gestion, rejoint celle de Nantes l'année suivante, obtient une licence de finance, puis finit ses études à Lyon II, où il obtient un DESS (devenu master 2) de finance de marché, mention assez bien. C'est un passe-muraille : on se souvient à peine de lui. Cette université de second rang prépare ses étudiants aux métiers du middle et du back-office, réservés aux individus pondérés, voire pépères, pas à ceux qui veulent s'enrichir et briller. Les futurs golden boys ne choisissent pas ces filières intermédiaires : ils sont polytechniciens, ou alors carrément sans diplômes"
Que l'université Lyon 2 ne soit pas parmi la crème de l'élite universitaire mondiale soit, mais cette expression "de second rang" m'interroge. Sommes-nous en capacité de déterminer quelles sont les universités françaises de "premier rang" et les autres ? Alors même que le vice-président de l'universié de Jiao-tong à l'origine du fameux classement de Shanghai reconnaissait la semaine dernière dans une interview à l'AEF que ce classement "ne rend pas justice aux universités françaises ou allemandes car elles ont un système qui diffère complètement", cela pose question. En tout cas l'expression fait mal. C'est le second "effet kiss cool" du cas Jérôme Kerviel ?
> pour lire l'article : "Kerviel ou le roman d'un tricheur"
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Riposte sur France 5 a parlé des universités
Merci Twitter. Nicolo et Arny m'ont signalé que l'émission animée par Serge Moati, Riposte, sur France 5 était consacrée ce dimanche à l'université. Le thème : "Universités : le gâchis et l'espérance". Alors bien sur, si l'on voulait avoir la dent dure on pourrait appeler ça le "racolage et le marronnier". Est-on passé à côté des poncifs du genre : "l'université c'est l'échec, l'université c'est la pauvreté, l'université est coupé du monde du travail..." ?
> Voir l'émission en ligne sur le site de Riposte
Etaient invités :
- Valérie Pécresse, on ne la présente plus...
- Vincent Peillon, député européen (PS)
- Jean-Baptiste Prévost, président de l'UNEF
- Stanislas Mellerio, représentant des Jeunes Populaires (UMP)
- Jean-Louis Fournel, représentant de "sauvons l'université" (SLU)
- Simone Bonnafous, présidente de l'université Paris 12
Je commence à regarder...
Pas annoncé mais présent sur le plateau (mais est-ce vraiment surprenant ?) Richard Descoings. Annoncée mais absente, Simone Bonnafous. Premier bug et bug conséquent ! Pour une émission censée parler des universités, la production n'aura donc trouvée rien de mieux que de remplacer une présidente d'université par un directeur de grande école (certes dithyrambique quand il s'agit de vanter l'université). Ou bien est-ce la CPU qui n'aura pas été capable de remplacer Simone Bonnafous ? Donne-t-on tellement la parole à des présidents d'université sur des chaines nationales à des heures d'écoutes familiales qu'on peut se permettre de faire "chaise vide" de temps en temps ? Je reste sous le choc.
J'apprécie l'allusion désuète de Serge Moati en tout début d'émission au chanteur Philippe Clay. Combien avons-nous été à savoir de qui il s'agissait ? Pourtant un grand chanteur :-) . Mais cette sympathique allusion ne sauve pas une introduction trop caricaturale (je sais que c'est de la télé mais quand même...). Le reportage qui introduit le débat est de la même trempe : parisiano-centré, il arpente les couloirs d'un non-campus parisien hébergé dans une tour sinistre. Qu'il faille faire quelque chose pour Tolbiac ? Chacun en conviendra. Est-ce représentatif des conditions d'études de l'ensemble des étudiants ? Je vous laisse répondre dans les commentaires.
Les chiffres et les statistiques s'enchainent. J'essaie de mesurer quel mal une émission comme celle-ci peut faire au recrutement universitaire pour la rentrée prochaine ? Quel effet une émission comme celle-ci peut avoir sur les stratégies d'évitement des universités que mettent en place certains parents et certains étudiants, stratégies d'évitement qui viennent nourrir le chiffre terrible rappelé par Valérie Pécresse : 60% des étudiants de première année à l'université aimerait être ailleurs.
Quelles stratégies les universités peuvent-elles mettre en place pour sortir de ce cercle vicieux et dépréciatif ?
> Vous pouvez regardez l'émission en ligne sur le site de Riposte jusqu'à dimanche prochain.
Après avoir vu l'émission n'hésitez pas à laisser une réaction, un commentaire sur le blog juste en-dessous de cette note.
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Interpeller Valérie Pécresse via sa webcam c'est possible
A 18h sur BFM TV ce Dimanche, Valérie Pécresse sera l'invitée. BFM à dévéloppé un partenariat avec Dailymotion ce qui vous permet d'enregistrer une question en vidéo avec votre webcam et de la poser à Valérie Pécresse. C'est pas beau le progrès ? hmmm...
13:17 Publié dans Média | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bfm, université, valérie pécresse
Stars du P.A.F et ancienne d'universités
Tania Young est la nouvelle présentatrice de la météo sur France 2. Elle rejoint le groupe France Télévisions après avoir travaillé sur Canal Plus aux côtés de Louise Bourgoin au service météo. > Née le 14 octobre 1977 à Hossegor (40) Diplômée de l’EJT (Ecole de Journalisme de Toulouse) en 2000 Titulaire d’un DEUG de Lettres Modernes à la faculté de Pau et des Pays de l’Adour en 1997
Melissa Theuriau : Elle a également obtenu un DUT Information et communication à l'IUT 2 de l'université Pierre Mendès France de Grenoble et un master en journalisme audiovisuel. 18 juillet 1978
Marie Drucker : licence de lettres modernes à la Sorbonne. 3 décembre 1974.
Carole Gaessler 23 février 1968 études de lettres classiques à La Sorbonne, elle suit des études à l'IUT de journalisme de Bordeaux
Claire Chazal : Elle poursuit ses études à Paris, où elle passe un bac scientifique, puis est diplômée de la grande école de commerce HEC (Hautes études commerciales) et obtient un DEA d'économie à l'université Paris II Panthéon Assas. Elle se présente ensuite à l'ENA (École nationale d'administration) où elle échoue.
Laurence Ferrari a suivi des études de communication à l’École française des attachés de presse pendant 2 ans. Elle sera ensuite diplômée du DESS de Communication Politique et Sociale (3e cycle) de la Sorbonne (Paris I).
Louise Bourgoin > pas d'université mais beaux arts
Anne-Sophie Lapix > IEP Bordeaux
Charlotte le Gris
Daphné Roullier : Titulaire d'un DEA de Lettres et d'un DESS d'ethnométhodologie, la jeune Daphné Roulier se destinait initialement à l'écriture. puis le Celsa Née le 12 février 1968
Aïda Touihri est une journaliste et présentatrice de télévision française née le 14 septembre 1977 M6
Estelle Denis : CELSA. En 1996, elle intègre l'IUT de journalisme de Bordeaux. le 6 décembre 1976
Flavie Flament 1994 elle obtient un DEUG de langues étrangères appliquées.
Carole Rousseau est une animatrice de télévision française née le 25 décembre 1968 à La Garenne-Colombes.
Après des études de droit et un DESS de droit de la communication audiovisuelle
Églantine Éméyé a fait des études économiques et financières
Née à Fort-de-France, Martinique, où elle a vécu jusqu'à 14 ans, Audrey Pulvar alterne ensuite entre son île et la France métropolitaine. Elle passe son bac dans les Antilles puis revient en métropole à Rouen pour passer un DEUG de sciences économiques et c'est enfin à Paris qu'elle poursuit ses études à l'ESJ Paris dont elle sort major de sa promotion.
13:15 Publié dans Média | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
DASSAULT système...peur sur la ville.
Est-ce le climat qui veut ça ? Après les très nombreuses critiques émises de toutes part quant au rôle et au positionnement des médias dans la campagne réferendaire [lire la déclaration du Syndicat national des journalistes], voila que la crise éclate à l'EXPRESS. Je trouve intéressant de mettre ces deux faits en perspectives. Les grands titres de presse "appartiennent" à de grands groupes. Souvent des règles de fonctionnement existent qui préservent une certaine indépendance éditoriale, mais les OPA hostiles se multiplient.
Pour l'Express, le groupe Dassault a décidé de prendre la main.
Serge Dassault, proche de Jacques Chirac, sénateur UMP de l'Essone et chef d'entreprise "a nommé hier un de ses proches, Rudi Roussillon, à la présidence du conseil de surveillance de l'Express. Une gifle pour le directeur de l'hebdomadaire, Denis Jeambar, et pour la rédaction qui souhaitaient la nomination d'une «personnalité indépendante» à ce poste, comme c'était jusqu'ici la tradition."
Serge Dassault "possède" également le Figaro et via la Socpresse , de nombreux quotidiens régionaux. Son souci de rentabilité l'a d'ailleurs récemment poussé à se séparer du quotidien régional Presse-Océan en le vendant au groupe Ouest-France. Sur une ville comme Nantes, la dualité de la presse quotidienne payante arrive donc à son terme. Les entreprises ne peuvent que confondre communication et journalisme c'est un risque inhérent à leur raison d'être, mais ou sont les gardes-fous pour empecher ces dérives ? Il est fréquent lorsqu'on s'occupe de communication de pester contre ses journalistes qui n'ont pas exactement écrit ce qu'on aurait voulu. Mais à moins que ces derniers règlent des comptes personnels (ça arrive), les journalistes ont toujours raison. Soit notre message n'était pas clair, soit l'objet de notre communication n'était pas irréprochable. L'équation se vérifie à chaque fois. Mais des petites pointes de mauvaises humeur du matin des communicants qui découvrent les journaux, aux OPA hostiles menées sur des groupes de presse entier, il y a un fossé pavé de mauvaises intentions. Que des gens qui ont évacué l'étape de la remise en cause et de l'examen de conscience n'hésitent pas à franchir.
Mais la colère monte, les journalistes lui donnaient jusqu'à mercredi soir pour "reconsidérer" son "diktat" et menacent de faire grève. L'intersyndicale CFDT-CGT se joint à eux. Et une dépeche de l'AFP nous apprend ce soir que le comité de groupe Socpresse, qui représente l'intersyndicale, toutes catégories confondues, des différents titres du groupe contrôlé par Serge Dassault, a apporté mercredi dans un communiqué son soutien "plein et entier" aux journalistes de la rédaction de L'Express. la révolte s'étend donc aux autres titres de l'empire Dassault.
# Fronde à L'Express contre Dassault : Lire l'article du Nouvel Obs
# Rébellion contre Dassault à «l'Express» : Lire l'article de Libération
# Syndicat National des Journalistes : http://www.snj.fr/
#Site du comité de groupe Socpresse : http://www.presse-comite.org/
#Dassault à la Socpresse : 270 journalistes partent
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Ouest-France pete la forme
Jeudi dernier à l'occasion d'un séminaire communication de l'université de Nantes, alors que Joël Bigorgne, chef de la rédaction de Ouest-France à Nantes qui avait aimablement répondu à notre invitation, nous annonçait une nouvelle formule des pages "campus" du quotidien (vers du plus) je me suis permis de lui poser une question. Je me demandais si ces aménagements apportés à la rubrique "campus" répondaient à une volonté de travailler le lectorat jeune et en particulier étudiant (dont on sait qu'il s'adonne peu à la lecture des journaux) dans la perspective de le fidéliser ou si ces aménagements correspondaient à un réel intéret journalistique croissant pour les sujets d'enseignements supérieur en faisant le constat qu'ils prenaient de plus en plus d'importance dans la vie de la métropole nantaise. Joël Bigorgne a répondu avec beaucoup de franchise qu'il y avait un peu des deux.
Ouest-France n'hésite pas quand il s'agit de faire lire les étudiants. Leur pari est osé. Ainsi, l'université de Nantes a conclu une convention avec eux qui permet de mettre gratuitement à disposition des centaines exemplaires du quotidien du lundi au vendredi dans l'ensemble des campus nantaiss et nazairien. C'est un plus indéniable pour nos étudiants, c'est un sérieux investissement pour le journal. Une façon de concurrencer la presse gratuite ?
Alors qu'un lieu commun veut que la presse française connaisse d'importantes difficultés, Ouest-France s'en sort bien. Une info trouvée sur le site http://www.toutsurlacom.com :
"Quasi doublement des bénéfices de Ouest France
La société Ouest France, qui édite le quotidien du même nom, a enregistré un résultat courant avant impôt de 17,3 M€, en hausse de 84% par rapport à l'année précédente, pour un chiffre d'affaires en progression de 4,5% à 335 millions d'euros, selon les chiffres rendus publics hier par la direction.
Ces bons résultats du premier titre français, dont la diffusion est restée stable à 783.000 ex, s'expliquent par la conjonction de plusieurs facteurs favorables, selon la direction: baisse du prix du papier, bonne année publicitaire, progression des ventes de l'édition dominicale Dimanche Ouest-France, développement d'une politique très rentable de hors-séries, et réduction des coûts de fonctionnement grâce à un plan d'économies au sein de l'entreprise. Le groupe Sipa Ouest-France, qui contrôle la société Ouest-France mais également Spir COmmunication, a enregistré lui aussi une bonne année 2004 avec un résultat net consolidé (part du groupe) de 25,1 millions d'euros pour une chiffre d'affaires de 952,9 millions d'euros. "
# sur les étudiants et la presse, on peut lire une note de l'OVE (Observatoire de la vie étudiante) consacrée aux "LOISIRS ET PRATIQUES CULTURELLES DES ETUDIANTS" : LIRE ICI
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Merci mon maitre

Voila un exemple à suivre pour tous les directeurs de cabinet, les chargés de mission et autres "plumes" de présidents qui, très souvent, sèchent (comme moi) pendant des heures avant de trouver quelque chose de potable à écrire et donc à faire dire. Notre Maitre à tous est bien entendu américain... La voie qu'il trace est limpide et lumineuse à la fois, elle éclaire notre route et donne un sens à notre métier. Vous pouvez suivre ses cours et ses préceptes en cliquant ICI
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Naissance d'un magazine en ligne
L'Officiel de la Recherche et du Supérieur vient de voir le jour. Il s'agit d'un nouveau magazine consacré à l'actu universitaire et plus largement du supérieur. Innovation : le magazine est entièrement en ligne.
A la tête de ce magazine on retrouve Jean-Michel Catin fondateur et ancien rédacteur en chef des éditions et du mensuel "Vie universitaire" et François Lenoble son adjoint. Après avoir brutalement quittés "Vie universitaire" en Avril 2005, Jean-Michel Catin et François Lenoble avaient rejoint l'Agence Education Formation (AEF), principale agence de presse dans le domaine de l'éducation.
Les lecteurs habitués de "Vie universitaire" avaient pu ressentir la différence . La qualité du magazine, la diversité des informations se sont fortement amoindries après leur départ. "Vie universitaire" avait pourtant su durant plusieurs années se rendre indispensable pour tous les professionnels de l'enseignement supérieur et les responsables d'établissement. Depuis, tous les mois, on se demande si le numéro reçu ne sera pas le dernier. Gageons que ce nouveau magazine en ligne puisse relever le niveau et que l'émulation soit synonyme de plus de qualité.
Si Jean-Michel Catin et François Lenoble lisent ce blog, ça serait intéressant qu'ils nous expliquent ce départ ;-)
En tout état de cause l'équipe de l'ORS a de bonne cartes en main. En s'appuyant sur la rédaction de l'AEF, elle dispose d'une base d'information exceptionnelle et de journalistes expérimentés. Bon vent à l'ORS !
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L'officiel de la recherche et du Supérieur - et de 4 !
le numéro 4 de l'Officiel de la Recherche et du Supérieur vient de paraitre en ligne. Ce numéro de février m'intéresse à plus d'un titre. Il consacre un dossier spécial au WIFI et TIC, alors que l'université de Nantes vient de lancer /GORDON. Je vais lire tout ça avec beaucoup d'attention , mais soit dit en passant je m'étonne déjà que l'université choisie pour le reportage soit classée n°1 dans le domaine des TICE : quand on connait le site internet de l'université de La Rochelle y a de quoi se poser des questions sur
- la réelle articulation entre TIC, communication et développement de l'établissement
- les critères pris en compte pour le classement.
Par ailleurs j'aime beaucoup La Rochelle ;- ) c'est une très belle université et elle est membre du RUOA qui plus est. Autre article qui va retenir mon attention celui sur Audenci. L'école de commerce et de management nantaise fait désormais partie du PRES Nantes Atlantique université à nos côtés.
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28/01/2008
Les universités, les écoles, les journalistes et la com'

L'article s'appelait "La rue-Saint-Guillaume victime de son succès". Il est paru dans le Nouvel Obs. Cet article là, je ne l'avais pas twitté, pourtant il m'a fait réagir. Je voulais profiter d'une note pour développer un peu. Le titre, bien choisi, était allèchant quoique un peu ronflant. L'article comportait quelques figures de styles un peu agaçantes ("les IEP [...] suscitent une véritable folie", "Sciences-Po attire comme la lumière les papillons", "la passion Sciences-Po "...)
"...universités pauvres et mal adaptées à leurs publics, grandes écoles trop petites et malthusiennes..."
16:10 Publié dans enjeux universitaires, Média | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : sciences-po, IEP paris, Richard descoings, nouvel obs

