24/04/2008

The Big Bang theory : une série pour les doctorants en sciences

the big bang theory

...et pour tous les geeks universitaires. Pour répondre à Emmanuel Ethis (le président de l'université d'Avignon) qui déplorait sur son blog l'absence des universités dans les films français, j'aurai pu parler de Paris et du rôle splendide de Luchini en professeur à la Sorbonne. Seulement à l'époque j'eu la flemme. Me voila donc contraint de servir une note qui va abonder dans son sens en vous parlant d'une série dont je suis fan : the big bang theory, produite par CBS aux Etats-unis. 

"The big bang theory" c'est le quotidien  de joyeux geeks, complètement barrés, purs génies scientifiques mais handicapés émotionnellement et socialement. Nos 2 héros travaillent dans des laboratoires de recherche et il est souvent question de l'université, avec un ton acerbe qui me fait beaucoup rire. Un extrait parmi d'autres : 

Saison 01,  épisode 4 -  nos 2 héros, Léonard et Sheldon se dirigent vers une soirée à l'université. Sheldon bougonne:   

Sheldon : - " La dernière fois, Professeur Finkleday m'a bloqué dans un coin et m'a parlé de spéléologie pendant 45 min."
Léonard : - " Je sais, j'étais là."
Sheldon: - " Tu sais ce qu'ont les grottes d'intéressant ?
Léonard : - " Quoi ?"
Sheldon: -  " Rien."
Léonard : - " On l'évitera, on ira voir le nouveau chef du département, on le félicitera et on s'en ira."
Sheldon: - Que dis-tu de ça ?: "Enchanté, Dr Gablehauser. Quelle chance pour vous que l'université vous ait engagé, bien que vous n'ayez fait aucune recherche originale en 25 ans. Et qu'à la place, vous ayez écrit des livres qui réduisent les concepts de la science à une série d'anecdotes, chacune simplifiée pour correspondre à la durée moyenne d'une défécation. Mahalo."
Léonard : - " Mahalo, ça sonne bien."

 

Ce qui fait un peu peur c'est que je comprends tout ce qu'ils disent et que leurs références culturelles me parlent à 100%. Je vais vite finir cette note et aller faire un tour dehors pour croiser de "vrais gens". Pour le moment la série n'est diffusée qu'aux Etats-unis. CBS propose sur son site quelques épisodes gratuits. 

Plus d'infos :

> The big bang theory sur Ecrans  

> The big Bang Theorie sur Allocine.

27/03/2008

Harry Potter à l'université

harry potter book

L'oeuvre de J.K. Rowling qui a rendu populaire le personnage d' Harry Potter est désormais étudiée dans les universités américaines. Notamment Georgetown, Liberty, Pepperdine, Stanford, Lawrence, Swarthmore et Kansas State. Danielle Tumminio, diplômée de Yale, a même basé un cours intitulé « La théologie chrétienne et Harry Potter ». Elle examine  à travers les sept tomes de la saga des thèmes comme le péché, le mal et la résurrection. 

« Ce phénomène de culture universelle est sans précédent. Je pense que les films ont participé à le rendre populaire de par le monde [...] mais jamais encore une oeuvre littéraire n'avait capté l'attention de tant de personnes. »

Edmund Kern, professeur à l'université de Lawrence 

 

Comme dans le cas de la note précédente sur l'entrée du "cosplay" dans certaines universités japonaises il est intéressant de noter la joie des fans à l'annonce de telles nouvelles. L'entrée à l'université est vécue comme la reconnaissance ultime, un gage de sérieux et de pérénnité. Preuve si i len fallait, la chte de l'article dont est issue cette information : "Tout le monde n'est pas encore convaincu que les textes de Rowling méritent de figurer au panthéon de la littérature ni des canons des Lettres occidentales, mais quand l'université s'empare d'un sujet, tout porte à croire qu'il est sur la bonne voie..."

> lu sur ActuaLitté

LIRE aussi :

> James Bond à L'université.

> Module Simpson, option Bart  à l'université.

17/12/2007

James Bond à l'université

James bond

Les secrétaires d'UFR accepteront de jouer les Miss Moneypenny ? C'est la question que l'on peut se poser en apprenant que l'université  de Cardiff, au Pays de Galles, proposera désormais aux étudiants de son "université permanente" d'étudier en long en large et en travers l'oeuvre de Ian Fleming. Le cours s'appliquera à explorer tous les aspects du phénomène Bond : livres, films, musique, acteurs, contexte géopolitique...et tous les aspects de ce morceau important de la culture populaire. 

Non content d'avoir lancé un bon buzz sur internet avec ce cours peu commun, l'université de Cardiff se permet en plus de faire gagner des places pour assister au cours. Vous voulez jouer ? Vite vous avez jusqu'au premier janvier et c'est par ici

> pour plus d'informations : "Get ‘shaken not stirred’ with lifelong learning course"

20/08/2007

L'université au cinéma : urban Legend

urban legend jared leto tara reid
Urban Legend (1998) - encore un film épouvante/horreur qui se déroule sur un campus. La faute à pas de bol. Les universités sont elles prisonnières du genre ? Il faut croire que nos amis les producteurs ont la tête sur les épaules : qui sont les plus gros consommateurs de ce genre ?... 

Le Pitch est simple : un groupe d'étudiants sur un campus, des meurtres mystérieux en série. Le tout dans un contexte d'enseignement de légende urbaine. Rassurez-vous, le réalisateur a pensé à tout pour assurer la crédibilité de l'enseignant chargé de dispenser cet enseignement : il lui à mis une petite paire de lunettes et une veste en tweed !

La psychose s'installe peu à peu. Il faut dire que leur campus est digne du chateau d'Harry Potter : du gothique à tous les étages. La BU est particulièrement sinistre. La faute sans doute au programme d'économie d'énergie qui à la facheuse tendance à installer des ampoules basses consommation partout. Sinon, alors qu'on parle souvent de la pudibonderie américaine, je constate ici qu'il n'est question que de cul sur la radio-campus. Enfin, tout cela s'était avant que les universités américaines n'aient l'obligation de publier leurs statistiques de sécurité. 

Comme d'habitude on y trouve une pleïade de jeunes acteurs soit prisonniers du genre (Tara Reid, Rebecca Gayhear...) soit en devenir (Jared leto). Mention spéciale pour mon chouchou, non-crédité au générique : le très colgate Brad Dourif qui s'est rendu célèbre en interprètant Grima Langue de Serpent dans le Seigneur des Anneaux. Il incarne ici un très serviable propriétaire de station-service bègue. Hollywood est une jungle.  

Si les décors du film déclenchent chez vous l'irrésistible envie d'aller effectuer une année d'étude aux Etats-unis (programme ISEP) sachez que l'université de Pendelton dans le New Hampshire où est censée se dérouler l'action est complètement imaginaire. C'est l'université de Trent au Canada (Ontario) qui a  servi de décor au film.

Mon avis : un de plus. Ni particulièrement médiocre, ni bon. Certes, les meurtres sont bien soignés, certains fantasmes sont réalisés (le chien dans le micro-ondes...) mais le genre "meutre sur le campus" a vraiment été usé jusqu'à la corde. Je commence à saturer. J'attends vos propositions de films. 

 La citation du film :

- Brenda  : "Un désaxé sur le campus ?"
- Natalie  : "...elle était à Pendelton...ça c'est la meilleure..."
- Brenda  : " Je savais que j'aurai du choisir la fac de New-York..."

 

> Voir la fiche du Film sur Allociné : cliquez ici

> voir la fiche du film sur IMDB :  cliquez ici

Les films précédemment traités : cliquez ci-dessous sur "l'université au cinema"

07/08/2007

Cursus Fatal

the faculty usher Clea DuVall Josh Hartnett
Dead Man's Curve (1998), ou quand la pression pour intégrer la prestigieuse université d'Harvard fait péter les plombs à deux étudiants américains. Enfin américains...l'un des 2 acteurs principaux n'est autre que Michael Vartan, le "neveu de". Le film est basé sur la légende urbaine qui consiste à croire que si un camarade de chambrée se suicide, l'étudiant survivant est affublé d'un A+  par l'administration de l'université. Tous les étudiants s'entraîent aux tests de culture générale,  la tension met les nerfs à vifs, Rand, un étudiant sur de lui et antipathique envoie paitre sa petite amie enceinte, Michael Vartan himself n'arrive plus à honorer la sienne...bref on est au bord du drame.

Si les décors du film déclenchent chez vous l'irrésistible envie d'aller effectuer une année d'étude aux Etats-unis (programme ISEP) sachez que deux universités ont servi de décor au film : la John Hopkins university et la Towson university, toutes deux dans le Maryland.

Mon avis : le sujet est original et aurait sans doute pu faire un bon film :  traiter du stress et de la pression que se mettent les étudiants américains pour intégrer une université prestigieuse. Mais cela reste un thriller. Par contre, soyons honnête, j'ai adoré la scène de la fête étudiante. (bah oui, que serait un film sur l'université sans une fête étudiante, hein ? c'est un peu comme la mer sans les vagues, comme le sel sans le poivre....). Loin des clichés sur les fêtes, le réalisateur rend hommage à un film mythique : "voyage au bout de l'enfer". En vidéo ci-dessous les 2 extraits entremêlés.

 
 
La citation du film :

"Maintenant dis-moi ce que je vais devenir, j'ai pas de diplômes, je suis catholique, je suis canadienne"

Nathalie

> Voir la fiche du Film sur Allociné : cliquez ici

> voir la fiche du film sur IMDB :  cliquez ici

Les films précédemment traités :

-"Fièvre à Columbus university"

- "The Faculty"

26/07/2007

The Faculty

the faculty usher Clea DuVall Josh Hartnett
En commençant cette série sur une des familles des films de genre que sont les films "universitaires" je vous avais promis quelques perles...eh bien nous y voila : The Faculty - 1998 - de Robert Rodriguez (une nuit en enfer, Desperado, Sin city...). L'action ne se situe pas à proprement parlé à l'université, contrairement à ce que le titre pourrait faire croire. Nous sommes dans un lycée (un collège universitaire ?), les professeurs ont un comportement étrange, un groupe d'étudiant est bien décidé à sauver leur peau. La ribambelle d'acteurs est impressionnante, à croire que ce type de film est un passage obligé avant de monter plus haut dans les sphères hollywoodiennes. Josh Hartnett qu'on ne présente plus, Salma Hayek, le rappeur Husher, Laura Harris qu'on a vu récemment en terroriste islamiste dans la série 24h, Clea DuVall aperçu tout recemment dans la série Heroes, Famke Janssen la très sexy Docteur Jean Grey dans X-Men et enfin Elijah Wood, le frêle hobbit du Seigneur des Anneaux. 

Mon avis : ça commence par un entrainement de football américain et ça fini par un entrainement de football américain...eh oui, ça se passe comme ça aux USA ! Robert Rodriguez a cependant un certain talent : il manie suffisemment le second degré pour que ses films soient regardables en dépit d'une accumulation de clichés. La vie de l'établissement tourne autour du terrain de foot, le capitaine de l'équipe sort avec la chef des pom-poms girls, une gothique fan de science-fiction n'a pas d'amis, le premier de la classe subit les sévices de ces camarades...Robert Rodriguez s'amuse à balancer tout cela cul par-dessus tête pour nous offrir un divertissement potable. Les vieux profs se déssèchent, les héros se shootent au moment crucial,  

La citation du film :

"Putain de merde, les extra-terrestres envahissent le bahut"

Stan Rosado capitaine de l'équipe de football.

 
C'est également le second degré qui a été choisi pour la campagne de pub qui a précédé le lancement du film. Et j'avoue que chez moi ça a grandement contribué à faire de The Faculty, un film regardable. Je dois encore avoir dans mes tiroirs les t-shirts qui avaient été distribués sur les campus à l'époque  : il y était floqué en gros "Séchez les cours, c'est une question de vie ou de mort". On retrouve cet esprit dans la B.A. ci-dessus.
 
Un samedi soir, il pleut dehors, vous ne savez pas quoi faire, vous avez quelques bières au frais....c'est The Faculty qu'il vous faut.
 
> Voir la fiche du Film sur Allociné : cliquez ici
> voir la fiche du film sur IMDB :  cliquez ici
 
Les films précédents :

21/07/2007

Fièvre à Columbus university

laurence fishburne higher learning columbus university
Avec ce film ("Higher Learning" - 1995) aucun doute n'est permis. On est en plein coeur du sujet. Le résumé : des étudiants de différentes races et différentes origines sociales intègrent une université prestigieuse. L'histoire suit leur parcours. Mon avis : communautarisme, racisme, clichés et bons sentiments sont au rendez-vous. Les blancs sont dans des clubs aux initiales de l'alphabet grec. Ils écoutent du rock en buvant de la bière. Les noirs ont des tronches de bandits (Ice-cube et Busta Rhymes) écoutent du hip-hop en fumant des joints. Les militantes féministes sont lesbiennes. Les professeurs (Laurence Fishburne) portent des vestes en tweed, des gilets en laine marron , des chemises à carreaux et des noeuds papillons....

La citation du film :

"Vous êtes ici pour apprendre à penser, ce qui devrait être l'objectif numéro 1 des études universitaires"

(Professor Maurice Phipps)

 
En dépit de ces aspects un peu grossiers et parfois sirupeux, le film est un bon outil de communication. Il s'ouvre sur la bannière étoilée, les étudiants se balladent sur un campus verdoyant en portant des vêtements aux couleurs de leur université. Ne serait-ce que ces "petits" problèmes de tensions communautaires, la vie s'y déroulerait sans accroc : professeurs charismatiques et respectés, soirées "funs" et arrosées, équipements sportifs du tonnerre...  Autre vrai point fort, le film remplace avantageusement n'importe quel guide qui voudrait expliquer (dans les grandes lignes) la vie d'un étudiant américain : installation en cité-u, bourses au mérite (recrutement sur critères sportifs), rapport aux enseignants,...
 
 
Loin d'être transcendant, le film mérite tout de même le coup d'oeil, ne serait-ce que pour la brochette d'acteurs qui y jouent et qu'on retrouvera quelques années plus tard dans des rôles un peu plus épais. Pour un film américain dont le sujet est l'université je crois qu'on a vue bien pire. 
 
> Voir la fiche du Film sur Allociné : cliquez ici
> voir la fiche du film sur IMDB :  cliquez ici

20/07/2007

Les films "universitaires" de l'été

les films universitaires
Vacances aidant, je souhaitais continuer à bloguer cet été tout en vous proposant une série de notes plus légères. Je lance donc une série de note sur les films qui traitent de l'université. Drames sentimentaux, nanars, comédies légères, tous les styles vont y passer.  

Le cinéma américain, dont on a souvent écrit qu'il avait joué en certaines circonstances un rôle indéniable de propagande, a produit une quantité industrielle de films ayant trait à l'université, aux campus, aux étudiants. Cette production a sans doute contribué à forger des images, des normes. Profitons de l'été pour en avoir un petit aperçu. Dès demain, une première note sur un film. 

Si de votre côté, des films vous ont marqué, n'hésitez pas à me les soumettre en me laissant le titre en commentaire.