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14/04/2008

Lyon 2 : une université de second rang selon Challenges

Jérôme Kerviel

Lu dans Challenges (10.04.2008) aujourd'hui au sujet de Jérôme Kerviel :

"Bon élève, sans plus, au lycée Laennec de Pont-1'Abbé, il passe son bac ES en 1995, s'inscrit à la fac de Quimper en première année de deug économie gestion, rejoint celle de Nantes l'année suivante, obtient une licence de finance, puis finit ses études à Lyon II, où il obtient un DESS (devenu master 2) de finance de marché, mention assez bien. C'est un passe-muraille : on se souvient à peine de lui. Cette université de second rang prépare ses étudiants aux métiers du middle et du back-office, réservés aux individus pondérés, voire pépères, pas à ceux qui veulent s'enrichir et briller. Les futurs golden boys ne choisissent pas ces filières intermédiaires : ils sont polytechniciens, ou alors carrément sans diplômes"

 

Que l'université Lyon 2 ne soit pas parmi la crème de l'élite universitaire mondiale soit, mais cette expression "de second rang" m'interroge. Sommes-nous en capacité de déterminer quelles sont les universités françaises de "premier rang" et les autres ? Alors même que le vice-président de l'universié de Jiao-tong à l'origine du fameux classement de Shanghai reconnaissait la semaine dernière dans une interview à l'AEF que ce classement "ne rend pas justice aux universités françaises ou allemandes car elles ont un système qui diffère complètement", cela  pose question. En tout cas l'expression fait mal. C'est le second "effet kiss cool" du cas Jérôme Kerviel ?  

> pour lire l'article : "Kerviel ou le roman d'un tricheur" 

17:06 Publié dans Média | Lien permanent | | |

Commentaires

Je lisais justement un article ce jour dans Marianne, qui décrivait la manière dont le journaliste Christophe Barbier est partout et a un avis détaillé et péremptoire sur tous les sujets.
Ici, le journaliste devait avoir des faits tièdes et sans saveur, décrivant les situations ordinaires.
Il faut monter en épingle, forcer le trait pour un rien, mettre des grosses couleurs criardes là il n'y en avait guère. A l'heure où les chercheurs des SHS sont présentés comme des inutiles, il serait temps qu'on les invite à destination d'une plus large audience que France Culture, ils savent, eux, décrire la société française de manière plus précise, argumentée et moins pédante.

Ecrit par : marc44 | 16/04/2008

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