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10/09/2008
Nouveau jeu : "Qui a dit... ?"

Désolé, je manque de temps pour poster en ce moment, aussi pour concilier mes obligations professionnelles et la continuité de ce blog, je vous propose un nouveau jeu interactif. "Qui a dit...?". Allez c'est parti, j'attends vos réponses dans les commentaires. A gagner : mon estime et la gloire éternelle.
"J'ai vu trop de DRH chercher à embaucher uniquement sur le critère du diplôme, comme s'il fallait faire abstraction de la personnalité, des valeurs, comme si la motivation n'était pas plus importante que la qualification."
Indice : il s'agit d'une femme.
20 mars 2008 - Réponse : Laurence Parisot, invitée des "Grands entretiens" de l'université Paris-Dauphine, mardi 18 mars 2008. La présidente du Medef intervenait sur le thème "Entreprises et universités: un nouveau départ". Plus d'infos : Dépêche n°93358 de l'AEF.
13:18
Publié dans Jeux
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Commentaires
je crois reconnaitre les yeux revolver de la patronne des patrons.
L' idée a sûrement du sens, mais prise isolément, on n'est pas sorti du poncif managérial mystifiant. Tant qu'on n'a pas dit ce que sont et comment on évalue rapidement la personnalité, les "valeurs", la motivation, on n'a pas dit grand chose. On retombe sur tous les problèmes de l'évaluationnite, de la volonté de privilégié des critères objectifs et mesurables, qui n'ont peut-être que le mérite d'être mesurables plutôt qu'être pertinents etc... et tous les problèmes habituels.
Leçon du jour : ne pas lire l'exposé des motifs, mais lire les textes de lois.
Ecrit par : philippe | 19/03/2008
"comme si la motivation n'était pas plus importante que la qualification"
Il vaut donc mieux un incompétent motivé que quelqu'un de qualifié mais un peu mou ? C'est assez intéressant je trouve comme point de vue...
Ecrit par : Tom Roud | 19/03/2008
Derrière ce discours certes plein de sens, il y a, il faut le reconnaître, une pratique des ressources humaines de nombreuses entreprises de s'en tenir à quelques diplômes particuliers sans chercher à voir ailleurs. On peut discerner cela dit, à l'heure ou les ingénieurs sont notamment très recherchés, une ouverture de nombreux recruteurs auparavant exclusivement ouverts aux grandes écoles, vers les diplômes universitaires. Ce qui était auparavant fort rare...
Ecrit par : antoine | 19/03/2008
@ antoine : justement, dans les faits, il faudrait une meilleure reconnaissance du diplôme en tant que tel. Un diplôme d'ingénieur, en pratique, sanctionne la capacité à passer un concours à 20 ans; le cachet du tampon "Ecole Polytechnique" ou "Ecole Centrale" n'est en fait guère corrélé à la qualité des enseignements ou de la formation délivrée dans ces écoles. Un doctorat, c'est théoriquement un autre niveau. La réalité n'est donc pas qu'on recrute sur les seuls critères académique, mais déjà sur des critères plus flous (par exemple le fameux esprit de corps). Aux US. un phD, cela signifie vraiment quelque chose.
Ecrit par : Tom Roud | 19/03/2008
Bravo à tous, je constate qu'il y a du niveau. Peut-être que l'image était trop explicite ? PLus d'élément dans le corps de la note.
Ecrit par : Manuel | 20/03/2008
c'est fou la façon dont on arrive à reconnaître une personne juste avec le regard...
Ecrit par : Tom Roud | 20/03/2008
Les yeux revolvers, quelle belle expression qui définit bien le regard de la patronne des patrons.
Ecrit par : Antoine | 21/03/2008
Certes, le diplôme ne revele pas tout sur un candidat. Mais un entretien de 30mn, un peu de graphologie peuvent-ils reveler la personnalité, les "valeurs", la motivation ?
Pour avoir passé des entretiens dans le privé, recruté des ingénieurs dans le privé, pour recruter tous les ans dans le cadre d'une commission de spécialistes de l'université, il me paraît qu'il n'y a pas de miracle, il faut prendre du temps : qu'un drh discute avec le candidat, surtout que des responsables d'équipes (qui font "le vrai boulot") fassent de même, qu'on prenne le temps de regarder les réalisations passées du candidat, si possible, qu'on le cuisine longuement. Une question plus délicate, et finalement celle qui est l'objet de débat, est celle de la longueur de la période d'essai. Ne peut-on pas penser que la phrase de Laurence Parisot vise à diffuser l'idée que la motivation compte plus que le diplôme (chacun va adhérer), donc étape suivante : il faut allonger les périodes d'essai (et autres revendications dans le même sens).
Et quand vous avez adhéré à la première phrase, vous restez collé pour la seconde.
Cela me semble une rhétorique à laquelle Mme Parisot nous a habitué depuis longtemps.
Et M.Gautier-Sauvagnac avait la même, surtout sur les valeurs, les chartes d'éthiques.
Même sur wikipedia toutes ces techniques sont expliquées.
Ecrit par : Philippe | 22/03/2008