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17/09/2007

SMS, twitt et "gazouillis" dans les universités

telephone portable

Au Canada, plusieurs universités utilisent la messagerie texte et les SMS pour informer leurs étudiants en cas de situation urgente. (Source : La Presse Canadienne)

On se souvient que les conclusions d'un rapport récent sur le drame de Virginia tech aux Etats-unis, pointaient du doigt le manque de rapidité de la direction de l'université à réagir. Les experts affirment notamment que des "Des vies auraient pu être sauvées si la direction avait informé plus rapidement les étudiants des deux premiers meurtres sur le campus en prélude à la tuerie".

L'administration de Virginia tech avait adressé un courriel à 9h26 à l'ensemble des étudiants, puis plusieurs autres au fur et à mesure de l'évolution tragique de la situation. Au-delà des messages en eux-mêmes, un mode de communication sans doute moins immédiat et efficace qu'un simple message texte sur un téléphone.  

Au Canada, plusieurs universités ont tiré des enseignements de cette tragédie. C'est l'université Concordia qui la première, a lancé ce mode de communication. L 'université de Toronto et l'Université de la Colombie-Britannique sont également sur les rangs pour se doter d'un programme similaire avant la fin de l'année. Il en va de même pour les universités du Nouveau-Brunswick et McGill. Bref, l'idée fait tache d'huile.

Ce n'est pas la première fois qu'on évoque l'utilisation des téléphones portables dans un cadre universitaire. Nous avions évoqué sur ce blog, plus récemment, les applications pédagogiques qu'avaient imaginé quelques universités américaines. Cela a, à mon sens, un intérêt moins discutable de les utiliser en situation de communication de crise, ou de diffusion de messages importants. L'utilisation du téléphone portable dans ce genre de situation est indéniable :

  • Les étudiants sont sans doute plus nombreux à posséder leur propre téléphone portable que des ordinateurs.
  • Ils l'ont avec eux toute la journée.
  • Le téléphone utilise un mode "push" de communication : c'est-à-dire qu'il n'y a aucune manoeuvre à faire pour consulter sa messagerie texte et découvrir d'éventuels nouveaux messages à l'instar d'une boite mail. 

Les universités ne précisent pas quel type de programmes ou de prestataires elles vont employer pour mettre en place ces envois de messages textes, mais on peut facilement imaginer construire des expérimentations dans un premier temps avec des applications comme Twitter ou jaiku, ou frazr.... 

(crédit photo : Edward B. sur Flickr)

 

Les autres articles du blog qui traitent de ces sujets :

> Twitter : quand le web 2.0 peut servir les universités.

> Les téléphones portables sur les campus

> La tuerie de Virginia tech et la sécurité sur les campus

12:10 Publié dans communication université | Lien permanent | | |

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