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11/04/2007

Présidentielle : 7 présidents d'université prennent position pour N. Sarkozy

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Le journal les Echos a publié hier un tribune de sept présidents d'université qui se positionnent dans la campagne.

Comme toutes les corporations en ces temps de promesses électorales, la CPU était monté au créneau il y a quelques mois de cela pour interpeler les candidats sur l'avenir de l'université. Depuis un grand nombre de candidats ont eu l'occasion de s'exprimer sur cette question.

Accroissement des investissements publics consacrés à l'enseignement supérieur, réforme de la gouvernance, autonomie des universités, "orientation sélective"....les 7 signataires de la tribune publiée dans le journal les échos reprennent peu ou prou les propositions de Nicolas Sarkozy pour l'enseignement supérieur en affirmant : "A ce jour, parmi tous les candidats, seul Nicolas Sarkozy semble avoir répondu à l'appel de la CPU pour une nouvelle politique universitaire".

Je vois dans cette tribune une politisation accrue des présidents d'université. Et ce n'est d'ailleurs pas un mal. Ouvertes sur la cité, pour la plupart, profondément impliquées dans le tissu économique, sociale et citoyen local, les universités ne sont plus des bastions hermétiques. Pendant longtemps la sensibilité politique des équipes à la tête des universités est restée confinée aux cercles restreints de leurs propres conseils et campus. Depuis la crise du CPE on a vu se dessiner les opinions des uns et des autres. De nombreux présidents d'université s'étaient engagés et avaient fait entendre leur voix. La CPU s'était efforcé de jouer un rôle dans la crise. 

Jean-Robert Pitte par exemple faisait partie de ces présidents très vindicatifs à l'encontre des étudiants mobilisés et a toujours depuis fait entendre sa différence. La proximité qui semble se dessiner avec le candidat de l'UMP n'est donc pas surprenante. Pour les autres signataires c'est pour moi une découverte. 

Cette initiative est intéressante a plusieurs égards. Alors que la CPU se bat depuis plusieurs années pour exister et pour être reconnue en tant qu'interlocuteur valable pour l'enseignement supérieur, et qu'elle y est plutôt bien parvenue ces derniers temps, c'est à ma connaissance la première fois qu'un groupe de présidents d'universités s'affranchit de sa tutelle pour  exprimer une parole différente en public.

Alors : spectre de l'affaiblissement ou début d'une structuration "politique" de la CPU ? En même temps, le soutien est plutôt discret et la phrase choisie pour marquer leur préférence est un peu alambiquée. Cela donne l'impression d'un balbutiement. Comme si ils étaient eux-même surpris de leur audace. Par ailleurs, ils peuvent être prudents ! Car à ma connaissance, aucune autre initiative similaire du côté des autres candidats ? Des centaines d'intellectuels parmi lesquels des universitaires ont signé un appel pour Ségolène Royal mais nulle trace spécifique de présidents d'université. Il reste 11 jours.

 

Les 7 signataires : JEAN-FRANÇOIS DHAINAUT est président de l'université Paris-Descartes ; YVON BERLAND, président de l'université de la Méditerranée, Aix-Marseille 2 ; BERNARD DE MONTMORILLON, président de Paris-Dauphine ; DOMINIQUE DEVILLE DE PERIÈRE, présidente de l'université de Montpellier 1 ; JEAN-ROBERT PITTE, président de l'université Paris-Sorbonne ; ANNIE VEYRE, présidente de l'université d'Auvergne, Clermont-Ferrand 1 ; LOUIS VOGEL, président de l'université Panthéon-Assas.

 

> Lire la tribune dans les Echos : cliquez ici 

14:25 Publié dans POLITIQUE | Lien permanent | | |

Commentaires

Et les présidents d'université, ils soutiennent aussi le détournement de fonds social au profit des petits copains de Neuilly ?
http://www.lemague.net/dyn/spip.php?article3218

Ecrit par : Tartuffe | 13/04/2007

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