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10/09/2008
Le Parisien tape fort

Lundi le Parisien a tapé fort. Il consacre un grand article à l'état de délabrement de certains batiments universitaires et s'octroit du même coup une bonne place dans la plupart des revues de presses matinales. C'est le cas notamment sur France Inter et sur RFI.
"Les candidats à la présidentielle face aux présidents d’Université qui les interpellent sur l’état de délabrement des locaux. Les images qui font vraiment honte, annonce Le Parisien Aujourd’hui en France. Impossible de trouver pire que le campus de Jussieu, explique Vincent Mongaillard. C’est en Ile de France, en particulier à Paris que la vétusté des locaux saute le plus aux yeux." FRANCE INTER
"De son côté, le Parisien-Aujourd’hui en France fait un point sur les universités hexagonales dont les locaux sont délabrés. Et il publie des images qui font vraiment honte: murs lépreux, bancs inconfortables, tags omniprésents, WC répugnants, sans parler des labos vétustes quand ils ne sont pas dangereux. «J'ai rarement vu pire, assure un professeur d'urbanisme, même en Afrique, c'est souvent mieux»." RFI
Par ailleurs Baptiste Coulmont consacre une note sur son blog à ce problème en diffusant notamment le sujet traité par le Journal de 13h de France 2.
Ces éclairages médiatiques m'inspirent des sentiments contradictoires. A force de répéter que l'investissement de la France dans son enseignement supérieur et ses universités est indigne d'un grand pays comme le nôtre, il en restera forcement quelque chose et j'espère tout particulièrement au moment ou les politiques écriront leurs programmes pour les échéances électorales qui s'annoncent. Mais,...car il y a un "mais"...toutes les universités françaises ne sont pas dans cet état. Nous savons aussi offrir à nos étudiants et à nos personnels de bonnes conditions d'études.
Mais pourquoi ne jamais dire que la plupart des universités (c'est le cas en tout cas de celle de Nantes) ont dans leurs cartons des plans de réhabilitation et de construction parfois depuis de longues années et qu'ils sont tout simplement bloqués parce que l'état ne tient pas ses engagements ? A Nantes nous avions par exemple inscrit dans l'actuel contrat de plan Etat-Region (voir page 71) la réhabilitation du plus vieux batiment des UFRs Lettres, Sciences Humaines...(à coté de Jussieu, c'est le grand luxe). L'Etat et la Région ont signé il y a plusieurs années. le contrat de plan se termine...et toujours rien. On nous demande de l'inscrire au prochain sans garantie aucune que nous puissions vraiment compter dessus. Après beaucoup de retard, le chantier de la nouvelle faculté de Médecine et Pharmacie vient enfin de débuter.
Encore un sujet en forme d'épine dans le pied des communicants d'universités. Comment ne pas en parler ? Et comment rester attractif avec ce genre de sujet à traiter ?
13:13
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Commentaires
"Sentiments contradictoires" de mon côté aussi : parler des toilettes qui fuient, sans savon, à l'odeur pestilentielles de Paris Huit... ne va pas aider. Mais n'en pas parler semble laisser croire que l'on considèrerait cela comme une situation de travail normale. [voir les photos sur http://flickr.com/photos/ href="mailto:38134698@N00">38134698@N00/sets/72157594324696804/ ]
L'autre chose un peu désagréable, dans cette histoire, est le "spin" de l'UNI, qui dit que si c'est comme ça, c'est parce que les entreprises (comprendre le patronat) ne dirigent pas les conseils d'administration des universités.
Écrit par : Baptiste | 18/10/2006
Je suis d'accord avec toi. Le discours d'Olivier Vial (UNI) est affligeant. Des chefs d'entreprises font déjà parti des conseils d'administration des universités, des IUT..., les entreprises versent la taxe professionnelle à nos établissements...mais cela n'a aucun lien avec le fait que l'Etat n'honore pas ses engagements. Ils sont pathologiquement incapable d'émettre une critique directe vis-à-vis d'un gouvernement de droite. Du coup, ils disent n'importe quoi.
Je ne connais pas précisement la situation financière des universités parisiennes mais en l'occurence à Nantes, plusieurs fois l'université a suppléé aux manques de l'état, en avançant sur son budget propre les fonds nécessaires au lancement des travaux. Par ailleurs les collectivités locales s'engagent fortement à nos côtés et également sur les aspects constructions. Mais c'est l'arbre qui cache la foret.
Écrit par : Manuel | 18/10/2006
Le pire cotoie le meilleur dans nos chères universités françaises !
Si nous donnons aujourd'hui cette image déplorable dans les medias et Paris 5 est bien placée pour le savoir puisque nous sommes à l'honneur depuis 15 jours dans la presse écrite et audio (Capital, Le parisien, Tf1, F2, F3, Canal+ j'en passe et des meilleures !!!), grâce, notamment à l'etat calamiteux de nos labos de pharmacie, c'est parce que nos chers journalistes le veulent bien !! Je viens de cotoyer notamment les journalistes télé de très près et, croyez-moi, leurs méthodes d'investigation n'est pas digne de leur carte de journaliste ! Ils arrivent dès le départ avec leur reportage préformaté dans leur tête. (Et nous, les communicants, on a beau s'agiter, rien n'y fait, croyez-moi).Résultat, ils ne prennent au montage qu'une partie des phrases des interviewés, et des images prises : c'est de la manipulation, ni plus ni moins ! Dès le départ, il y a maldonne : on vient vous voir pour que vous vous exprimiez (sous-entendu : demandez de l'argent, c'est le moment, c'est la campagne présidentielle). Bien sûr que des bâtiments universitaires sont délabrés mais :1) cela fait 30 ans que c'est comme cela 2) l'Etat, en région parisienne en tous cas, n'a jamais fait autant d'efforts financiers pour les remettre en état. Résultat : mon président, en 1ère ligne sur les chaînes de télé sur ce thème, est en porte-à-faux par rapport au gouvernement qui a "lâché" il y a plusieurs mois des crédits conséquents de mise en sécurité.
De plus, quel manque d'imagination, les journalistes télé se sont tous inspirés du Parisien, sans chercher à comprendre, à innover, encore moins à vérifier !!
A quand des reportages sur ce qui marche bien et même très bien à l'Université ?
J'ai posé la question à N.Tabouri de France 2...
Elle m'a promis qu'elle rapellerait ...
Je n'attendrai pas, je lui proposerai quelque chose dès que l'occasion se présente !
Écrit par : sophie dotaro | 24/10/2006