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02/10/2006

Ouest-France : et l'échec en fac

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Je suis agréablement surpris...ces dernières années Ouest-France avait pris la regrettable habitude de rédiger un gros dossier sur "l'échec en fac" en pleine période des salons d'orientations et des journées portes ouvertes de l'université de Nantes. Vous conviendrez que ce télescopage était pour le moins agaçant. Toujours est-il que la rédaction de Ouest-France est en avance cette année puisque c'est aujourd'hui que nous avons le droit en Une à un gros titre : "l'échec en fac n'est pas une fatalité". L'article revient sur un constat que l'on connait bien : l'échec/évaporation en première année de fac est important, et  "évoque" la parade de "certaines" universités dont celle du ministre Goulard: Lorient/Vannes
 
"Dans cette université chère au premier adjoint vannetais François Goulard, chaque étudiant est aidé par deux enseignants-tuteurs, suit un module obligatoire de méthodologie du travail universitaire, bénéficie de mesures sociales importantes." OUEST-FRANCE.
 
Alors effectivement: voilà un dispositif qui impressionne. Mais quels sont les moyens mis en oeuvre ? Car tout cela a un coût que peu d'universités semblent prêtent à pouvoir assumer sans sacrifier d'autres missions essentielles qui lui reviennent. Le journaliste ayant lui -même souligné quelques lignes plus haut que le manque de moyens dans les universités est flagrant.... En tout état de cause l'UBS a l'air de bien se porter. (lire l'article).
 
Enfin petit clin d'oeil, pour illustrer la réussite du dispositif mis en place à l'UBS, Ouest-France prend l'exemple d'une étudiante : Marion Guégan qui vient juste de s'inscrire en Master 2 à ....l'université de Nantes !  
 
 
> Lire l'article sur "l'échec en fac" en ligne : clique ici.
> Université de Rennes 2 : C'est la rentrée aujourd'hui

13:35 Publié dans Média | Lien permanent | | |

Commentaires

Il ya un article en page 2 du Monde d'aujourd'hui qui va moyen te plaire...

Ecrit par : Fr. | 02/10/2006

Salut,

veux-tu parler de la tribune de Bertrand Le Gendre intitulée "Impasse de l'université" ? je n'ai sous la main que l'édition électronique du Monde) http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-818982,0.html

Sur le constat, difficile d'être en désaccord. Du mauvais fonctionnement du système au rôle des conseillers d'orientations (je me refuse à dire "psychologue", c'est pour moi un abus de langage...) au regard des enseignants je partage le point de vue de B.Legendre. Quant au plan Villepin je rigole : les conclusions étaient écrites avant que le débat national ne s'engage. Beaucoup d'université n'ont pas attendues le gouvernement pour se préoccuper de l'insertion professionnelle de ses étudiants, mais encore une fois pour être vraiment efficace on se heurte rapidement au pb des moyens. Problématique qu'évite soigneusement B. Legendre.

Ecrit par : Manuel | 02/10/2006

Je parlais bien de ça. Je pense que BLG cherche à émettre un constat d'ensemble quitte à simplifier un peu (le succès réside dans les grandes écoles, l'échec dans les facs). Je ne pense pas que ce soit déformant outre-mesure comme vision des choses.

Deux solutions :

1. (La tienne, à mon avis) Ou l'on reconnait que l'université peut s'en sortir et dans ce cas, on magnifie les success stories que tu sembles bien connaître pour en faire des modèles ;

2. (BLG) Ou l'on décide que le système est foutu dans son ensemble et qu'il vaut mieux s'en débarrasser dans son intégralité et recommencer de quasi-zéro.

Je ne saurais pas me situer précisément mais mon côté Souvarine se réveille lorsque je pense à l'université.

Ecrit par : Fr. | 03/10/2006

François,

je ne crois pas avoir une vision angéliste de l'université française, au contraire...mais les clichés sur notre vieille université m'agacent. Si il y a de nombreuses raisons d'être insatisfait de notre système il y a aussi de nombreuses raisons d'en être fier.

Oui je pense que l'université peut s'en sortir (et elle s'en sort déjà) mais j'ai surtout la ferme conviction que nous n'avons pas le choix. Pour exister sur la scène mondiale dans ce domaine ce sont nos universités que nous devons booster et pas nos grandes écoles ni nos grands organismes.

Ecrit par : Manuel | 04/10/2006

D'accord sur tes points, c'est bien ce que j'avais saisi de tes posts et commentaires précédents (et je me doute que tu ne fais pas dans l'angélisme).

Ecrit par : Fr. | 04/10/2006

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