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28/08/2006

Cet été l'OFUP a grillé ses dernières cartouches

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Depuis plus d'un an, l'OFUP est en crise. Chassé de nombreuses universités, soit parce que les méthodes commerciales agressives employées par ses "conseillers info-presse" étaient à mille lieux de l'image que souhaite donner les établissements au moment des inscriptions universitaires, soit parce que la vente d'abonnements presse (raison d'être de la société) était devenue une activité parmi d'autres au milieu de produits bancaires et assurantiels. Alors l'OFUP s'est battu pour redresser son image. Gros turn-over dans ses équipes, méa-culpa de rigueur pour sa diversification, promesse solennelle de ne plus recommencer, courrier de soutien de rédac-chefs (d'Ignacio Ramonet à Jean-Marie Colombani, en passant par Franz-Olivier Giesbert...), tentative de conventionner avec la CPU...
 
Chassez le naturel, il revient au galop...
 
> A l'université de Nantes nous n'autorisons plus la présence de l'OFUP sur les campus. La qualité d'accueil des nouveaux étudiants au moment des inscriptions et à la rentrée en a été améliorée, la procédure d'inscription est plus lisible, moins de stress....bref que du positif. Bien entendu, l'OFUP n'a cessé de nous solliciter pour accèder à nouveau à cette autorisation. Refus poli de notre part. 1ère tentative : les services de la ville de Nantes nous informent au mois de Juin 2006 que l'OFUP leur a formulé une demande d'autorisation pour être présent sur la voie publique sur le principal campus au moment des chaines d'inscription. Elle se prévaut pour cela par courrier, auprès de la mairie, de l'accord de l'université de Nantes : mensonge grossier ! La ville n'accorde pas d'autorisation. Seconde tentative : premier jour des inscriptions : présents sur les campus nous repèront plusieurs jeunes, le "folder" de vente de l'OFUP à la main en train d'arpenter les allées du campus. Rappel à l'ordre, coup de téléphone au responsable qui feint de découvrir cette présence et s'indigne...Les jours suivants, il faudra toute la vigilance de nos personnels pour les repousser à plusieurs reprises. 
 
>  Pour l'OFUP, la porte d'entrée des universités c'est bien entendu les présidents. Tentative d'approche donc cette année de la CPU pour tenter de mettre sur pied une convention cadre qui leur donnerait une vertaine caution morale et leur ouvrirait les portes des universités réticentes. Echec . la CPU refuse finalement de signer cette convention, elle incite cependant l'OFUP a mettre fin à "certaines pratiques antérieures préjudiciables". Et là encore : rebondissement  ! Mi-juillet, la CPU alerte toute les universités : "plusieurs universités [ont été] contactées [par l'OFUP] en se réclamant d'un soutien de la CPU, et en présentant un document intitulé "convention type annuelle CPU".Je tiens à attirer votre attention sur le fait que la CPU n'a en rien apporté de soutien officiel à l'OFUP. Un courrier rappelant cette position a été adressé à son président."
 
Je crois que la nature même de l'OFUP (vente directe, rémunération à l'intéressement...) est antinomique de l'image de respectabilité qu'il tente à nouveau de revêtir. Un changement fondamental s'est amorcé dans les universités depuis quelques années et l'OFUP n'en a pas pris la mesure : nous sommes sensible à notre image et nous mettons tout en oeuvre pour bien accueillir, là où il y a encore 10 ans, nous tentions vaille que vaille de faire face au flot énorme de nouveaux bacheliers. Sur ce terrain l'OFUP prospérait parce que les halls de fac n'étaient pas un endroit stratégique pour l'université. Sa préoccupation allait vers les scolarités et le nombre de tables et de chaises. Le contexte est complètement différent. Changement d'époque...  

18:05 Publié dans enjeux universitaires | Lien permanent | | |

Commentaires

Quoi, ce n'est pas respectable, de compter sur le décolleté des démarcheuses pour extorquer des promesses d'abonnements à des étudiants sans le sous - le tout avec des réductions parfois imaginaires? Vraiment, je ne vois pas le problème! :-P

Il fallait qu'un jour ces choses là soit dites. Bravo à l'université de Nantes d'avoir eu ce courage.

Ecrit par : Le Plume | 28/08/2006

Plusieurs universités qui ressentaient la même chose ont pris la meme décision. Je n'ai rien contre l'OFUP en particulier. De nombreuses sociétés sont en France structurées de la même façon. Cet épisode marque simplement selon moi une évolution logique du monde universitaire. Peu à peu on évolue vers du qualitatif (en tout cas au moins au niveau préoccupation..) là où nous étions contraint au quantitatif auparavant. L'OFUP est la victime collatéralle de cette évolution. Leur milieu naturel a changé, leur espèce est en voie d'extinction. Je ne comprends pas comment certaines universités peuvent les laisser encore sauter sur les étudiants et les parents qui viennent s'inscrire ! ça m'échappe complètement.

Ecrit par : Manuel | 28/08/2006

j'ai été "conseiller universitaire de presse" il y a quelques années...un grand moment. d'abord une formation d'une journée, vendue à la base comme une véritable formation à la vente directe, "un plus pour votre cursus!" disait le recruteur. Ensuite des "séminaires d'intégration" pour "bien comprendre le fonctionnement d'une grande entreprise" (en vrai des soirées à base d'alcool obligatoire et de chambre double option vomi)...
et puis, le taff. pas de contrat de travail. mais un magnifique "contrat de mandataire". celui-ci laissant en théorie le conseiller libre de choisir ses horaires et son lieu de travail, en échange il n'est pas payé sur le temps de travail effectué, mais uniquement à la commission sur vente (quelques pourcents du prix total de l'abonnement). dans la vraie vie, vous partez à 06h00 du mat pour sillonner des lycées en Loire-Atlantique et même en Vendée (retour vers 22 ou 23h, quand vous ne dormez pas sur place dans un Formule 1 bien sur). ou sinon c'est la Fac, plus cool, mais si possible aussi, tot le matin jusqu'à la fermeture de la scolarité (après la réunion de débrieff du jour of course). résultat pour rentabiliser votre présence sur les établissements : vous DEVEZ vendre et meme vendre BEAUCOUP. l'objectif, quasi impossible à atteindre, va de 15 à 20 promesses d'abonnements par jour (ce qui reviendrait en gros a un très beau SMIC s'il était atteint). les meilleurs vendeurs en font à peine une dizaine, du moins sans tricher (et oui, on peut tricher en abonnant toute sa famille, ses potes, son dentiste, son coiffeur, le CDI de son ancien lycée...méthode en théorie interdite par le règlement, mais fortement tolérée par les responsables qui touchent aussi des commissions sur les ventes de leurs équipes). j'y suis resté près de deux mois au total (comme je trichais, ca valait un peu le coup ;) Pendant ce laps de temps, j'ai vu un responsable d'équipe partir en dépression (on lui imposait des objectifs impossibles à atteindre), une conseillère de 18 ans se faire agresser dans un bahut (elle n'a pas porté plainte parce que notre "responsable de centre" lui a déconseillé pour l'image de l'entreprise et surtout pour la fin de sa saison..), et la plupart de mes camarades de vente déprimer à mort à la veille de leur rentrée universitaire en affichant 10 ventes en 3 semaines, pour des journées de 6 à 10 heures... C'est pour cela aussi que l'initiative de l'Université de Nantes est plus que louable. il était temps de donner un coup de frein au développement de l'OFUP.

Ecrit par : ed | 30/08/2006

J'ai connu l'OFUP de l'intérieur. Ca ne rapporte pas, il faut des configurations très favorables pour arracher un Smic horaire. Les méthodes de démarchage ne laissent ni le vendeur ni l'acheteur indemnes, le sentiment de rouler les gens dans la farine après les avoir pris pour des cons était partagé par toute mon équipe.

Outre les hôtels Formule 1 sur les zones industrielles, je me souviens de cette magnifique arnaque qu'était le rappel des parents. Je m'explique. L'OFUP ne vend rien aux mineurs, ce sont les parents qui signent pour les lycéens en dessous de 18 ans. Les lycéens démarchés se voient remettre un coupon vert à donner à leurs parents, pour signature.

Souvent, le lycéen accepte d'emmener le coupon chez lui, pour se débarrasser du vendeur, mais ne le ramène pas : oubli, manque de motivation, etc. Alors il faut rappeler les parents pour les relancer (le coupon vert contient les coordonnées complètes du foyer, et le vendeur en garde un double, blanc ou jaune, je ne me souviens plus).

Tenez-vous bien, les frais de relance téléphonique étaient à la charge des commissionnaires (les vendeurs, càd. nous).

Ecrit par : François | 01/09/2006

Il etait temps que cela arrive a l'OFUP mais ça ne devrait être qu'un début ...
J'ai assisté aux inscriptions début Juillet à l'Université de Nantes et je dois dire que les mutuelles étudiantes ne se comportaient pas différemment! Qu'att'end-on pour leur faire prendre le même chemin que l'OFUP ? Eh bien on ne peut pas car elles ont délégation de service public pour la sécurité sociale étudiante (j'espère avoir tout compris). Pourtant je les ai vu à la limite de se battre entre elles pour "attraper" le client et vendre des mutuelles en oubliant bien de rappeler qu'elles ne sont pas obligatoires et que les étudiants de moins de 20 ans peuvent rester sur la sécu de leurs parents. Cela ne s'apparente t il pas à de la vente forcée ? Est ce acceptable à l'université au moment des inscriptions où les futurs étudiants et leurs parents sont si vulnérables car ne connaissant pas le système ?

Ecrit par : Eric | 03/09/2006

Bonjour Eric,

dans les lieux où cela était possible (je pense aux Lettres et SH) nous nous sommes efforcés de différencier l'activité "sécu" et l'activité "mutuelle" des centres de sécu étudiants (LMDE et SMEBA) :
> dans la chaine d'inscription : la partie "sécu" qui est effectivement obligatoire et une fois l'inscription terminée : la partie "mutuelle".

J'ai bien conscience que cela ne résout pas tout, mais tant que 2 centres de sécurité sociale seront en concurrence sur un domaine aussi important que la santé des étudiants des problèmes de ce genre risque d'arriver.

Ecrit par : Manuel | 07/09/2006

J'ai failli travailler à l'Ofup il y a 3 ans. Je dis bien failli, car j'ai tout simplement rompu mon contrat à moins d'une semaine après sa signature, sans avoir commencé le moindre travail.
Pourquoi ?

A part les problèmes du salaire à la commission, frais téléphoniques et de transport non remboursés, le contrat stipulait également l'obligation d'ouvrir un compte dans une banque partenaire (le salaire virerait sur ce compte)...

Tout ça me menait à une méfiance grandissante, jusqu'à la rupture du contrat.

Je suis content que l'Université de Nantes se souci de ce problème. Beaucoup d'étudiants ont cru à LA solution miracle avec cette association, EUH pardon, entreprise.
Capital, sur M6, hier soir, a montré quelques exemples intéressant de méthodes de vente agressives et "illégales", notamment en se faisant passer pour l'administration de l'université. Mais comme le salaire dépends du nombre d'abonnement pré-vendus (en attente d'autorisation parentale), les étudiants vont TOUT faire pour gagner au moins 50% du smic.

L'Ofup va avoir de gros progrès humains à faire avant de convaincre à nouveaux les présidents d'université...

François ;-)

PS : Manuel, c'est la célébrité maintenant !

Ecrit par : Trollpops | 02/10/2006

Courtier a l'ofup depuis quelques semaine, quelques minable euros en vue qui rembourse meme pas mes billets de metro...
Je continue cela, Pourquoi ? car je n'ai aucun autre moyen de gagner de l'argent et me dit que je ferait plus de ventes avec le temps...

C'est beau de rever,

Bonne nouvelle : L'ouverture du compte a la banque partenaire n'est plus obligatoire...

Ecrit par : Jean | 02/10/2006

En attendant, l'Ofup continue à envahir l'Université de Nantes de pubs, de présentoirs en tout genre et nous on continue à tout mettre à la poubelle. N'y a-t-il donc aucune manière que l'Ofup cesse définitivement ce genre de pratiques ? Souvent, leurs panneaux publicitaires sont tout près des kiosques infos ... peut-être être un peu plus d'attention de la part de l'Administration ET des étudiants ?

Ecrit par : Marlène | 13/10/2006

L'OFUP est maintenant interdit sur une quinzaine d'universités et d'autres vont très bientot l'interdire, reste le problème des lycées, les directeurs ne sont pas forcement aussi sollicités que le sont les président d'université par les syndicats étudiants.

Pour ce qui est des mutuelles, je conseille l'article que j'ai mis en URL.

Ecrit par : l'ami | 06/01/2007

Bonjour,

Pour les lycées, je crois que le débat mérite d'être porté au niveau des rectorats. Les lycéens ont leurs propres organisations et mode de représentations (CAVL..). Par ailleurs les présidents d'universités n'ont pas forcement tous besoin d'être "sollicités" pour prendre ce genre de décisions. ;-) .

Et merci pour vos commentaires sur le blog.

Ecrit par : Manuel | 08/01/2007

Heu... ca fait peur tout ça... Je suis censé avoir un entretient le 1er juin et ils veulent me mettre chef d'équipe dans le secteur des grandes écoles. Je ne sais pas du tout ce que ca veut dire et décrit comme cela l'a été j'ai l'impression que ca va etre une grosse erreur de ma part.

Ecrit par : Nanouk | 23/05/2007

Il est peut-être encore temps de chercher dans d'autres secteurs.;-) Depuis la rédaction de cette note je ne suis pas persuadé que les méthodes aient changé. A vous de voir. Le magazine capital (ou zone interdite je ne sais plus) a fait un reportage cette année sur l'OFUP et ses pratiques. Si je peux vous donner un conseil : je vous invite à mettre la main dessus et à vous faire un avis avant d'accepter.

Ecrit par : Manuel | 23/05/2007

à la base, je crois que personne n'est contre l'OFUP, par contre le fait qu'ils utilisent nos facs comme terrains de jeu, qu'ils usent et abusent d'amitiés avec les doyens, qu'ils font pressions sur les étudiants lors des inscriptions...

à Poitiers on essaye de les virer mais le CA et la FAGE sont jamais trop trop chaud (tu m'étonnes, on leur offre des abonnements gratos)...

en attendant on essaye d'en rire

http://www.julesaime.net/article-5294627.html

http://www.julesaime.net/article-6170045.html

http://www.julesaime.net/article-3855104.html

Ecrit par : Jules Aimé | 05/06/2007

merci jules Aimé pour cette contribution visuelle au débat ! C'est original et si certains d'entre vous souhaitent envoyer des photos n'hésitez pas.

Ecrit par : Manuel | 06/06/2007

Bonjour à tous,

j'crois que j'ai bien fait de chercher des renseignements sur l'ofup...avant d'aller à leur réunion de sélection mardi prochain. D'ailleurs je ne vais peut être pas y aller finalement. Faire du forcing niveau vente, c'est pas mon caractère, et pas de salaire minimum pour couvrir les frais de déplacements bonjour l'angoisse !!!
Donner des cours sera peut-être plus enrichissant ! Merci pour vos infos !!!

Ecrit par : Mimy | 07/06/2007

j'ai une réunion le 17 juin 2008, je viens de découvrir l'Ofup après avoir été retenu. Je dois dire que c'est une claque pour moi. Je susi étudiant à la Sorbonne en dernière année de licence et je n'ai pas envi de forcer les étudiants ou lycéens à acheter mes abos, ni à être payés la moitié du smic sachant qu'en bossant en grande surface je me ferai autant... Je ne sais plus quoi faire...
Je voudrai savoir si nous avons ensuite une bonne valorisation du CV selon les entreprises ?

Ecrit par : benjamin | 27/05/2008

Bonjour Benjamin,

cette note date de 2006. Je n'ai depuis pas pris sérieusement pris le temps de m'intéresser au sort de l'OFUP. Qui sait ? Leurs pratiques ont peut-être changé ? Je crois que si tu vas à la réunion d'information et que tu poses quelques questions tu seras vite fixé. Tu pourras alors faire ton choix en toute connaissance de cause.

Cordialement,
MC

Ecrit par : Manuel | 27/05/2008

Bonjour,

Voila, la campagne OFUP commence très bientôt; à savoir Lundi 7 Juillet. J'ai déjà dans les pattes 2 jours de stage où l'on nous apprend une " technique de vente " qui nous sert à appâter l'étudiant. D'ailleurs pendant les exercices, j'ai prononcé le mot Client, peut être un lapsus révélateur me diriez vous. En ce qui concerne la technique de vente, c'est bien faire prendre conscience que la fac c'est différent du lycée, que les magasines et abonnements proposés peuvent lui apporter un plus au niveau de son cursus universitaire. Ensuite, c'est vrai qu'une revue Vocable est intéressante pour un étudiant, puisque c'est une revue crée exprès pour les étudiants. Donc d'un côté, proposer Vocable et vanter les mérites de Vocable me paraît juste. Certaines revues sont intéressantes au niveau des connaissances comme en droit par exemple, mais restent tout de même plutôt onéreuses.

Néanmoins, ce qui m'a le plus choqué dans ces deux jours de formation vient du fait que si l'étudiant répond un oui mitigé ou un non à la question: " es tu convaincu de l'utilité de ce magasine pour toi ? " il faut que le conseiller presse refasse toute la recherche de besoins... En gros pour que l'étudiant prenne l'abonnement. Ici, on peut vraiment faire le parallèle avec de la vente forcée... Mais que voulez vous que fasse le conseiller presse, pauvre petit étudiant qui paye la peau du cul pour venir et qui aimerait bien gagner un petit peu d'argent pour pouvoir mieux vivre l'an prochain ?

Je me suis engagé à l'OFUP... Le système de salaire variable m'a vraiment rebuté, et les chefs d'équipes sont surtout là pour nous rappeler qu'on va s'en mettre plein les poches, ce qui me fait douter de plus en plus. A trop répéter une chose veut dire qu'on tente de s'en convaincre soi même... Les responsables sont quand même bien formés, une belle formation type formatage...qu'ils nous ressortent comme un cours magistral. Enfin, je lis l'article, bon y a beaucoup de conneries sur internet mais l'article me fait douter, et ce sont surtout les commentaires qui me font douter.

Je ne sais vraiment pas dans quelle galère je me suis engagé, tout ce que je voulais était un salaire normal, aux alentours du SMIC, pour pouvoir avoir un peu plus d'argent, pouvoir dire que j'ai bossé l'été moi aussi. Je voulais aussi un métier dans la communication, où le dialogue était préconisé... J'espère ne pas m'être trompé, j'espère ne pas avoir fais un mauvais choix. J'espère juste que je pourrais trouver autre chose si jamais l'OFUP n'est qu'une mascarade... J'aurais aussi du me renseigner, mais vu le nombre de bêtises que l'on peut lire sur le web, j'ai eu peur de me faire fausses idées. Néanmoins, j'ai de plus en plus l'impression que ce formatage n'aura pas beaucoup de finalité pour mon porte monnaie...

J'espère avoir 1 ou 2 réponses...

Je vous remercie

Ecrit par : Kinoptic | 03/07/2008

Bonjour Kinoptic, et merci pour ce long témoignage. Nul doute que la formation et que l'expérience de l'OFUP te sera profitable, mais plus sur le long terme que réellement pour gagner ta vie correctement. Si le système de rémunération de l'OFUP est toujours ce qu'il était il y a quelques années, c'est-à-dire un sytème de vente à la commission, et pyramidale, il est mathématique que certains des vendeurs ne touchent rpesque rien là ou un ou deux auront de bons salaires. Toute la mécanique de l'entreprise repose là-dessus. Tu prends donc un risque si tu souhaites t'assurer un revenu minimal. Et c'est indubitablement le genre de système qui, utilisé dans le contexte des inscriptions et de la rentrée universitaire, ne peut qu'aboutir à des dérives.

Ecrit par : Manuel | 08/07/2008

Bonjour à vous cher Manuel.

Tout d'abord je vous remercie de cette réponse venue répondre à mes multiples inquiétudes. Néanmoins, on m'a souvent parlé de réussite, surtout d'une étudiante ayant réussi à se gagner 3000€ en 2 mois. Effectivement, ils sont rares ces personnes qui peuvent arriver à vendre correctement. Cependant, autour de moi, à mon stand, certaines personnes atteignent fréquemment, et cela fait deux jours que la campagne officielle à commencé, les 17 abonnements pris. Cela veut dire que si leur taux de qualité est de 70%, celui estimé le plus généralement ( à peu près 2/3 quoi ), cela voudra dire qu'elle réussira à gagner environ 65€ de sa journée. A savoir que même si la journée est composée de 8h de travail, je pense que pour un étudiant qui n'a même pas à se lever super tard ( celui qui se lève le plus tôt étant moi même, 6h40 ), c'est un salaire correct.

Comme je vous le dis, cette rémunération ne concerne pas tout le monde. Moi par exemple, je n'ai réussi à vendre que 12 abonnements en 2 jours, ce qui représente un score minable pour beaucoup. Manque de chance ou véritable fiasco de ma part, je ne sais pas ce qui me fait atteindre une si grande piètreté dans mes résultats. Et c'est là, je pense, que le problème du système réside, puisqu'il ne récompense pas tous les efforts que j'ai enduré pour convaincre la personne qui se défile d'un " on reviendra " bien placé, auquel on a pas du tout été armé pour répondre. Ce " on reviendra " leur fait perdre de l'argent ( A l'OFUP ^^ ), nous en fait perdre aussi, mais nulle arme ne nous est fournie pour lutter. Comment faire ?

En fait, je parle de mon cas personnel pour surtout souligner l'exploitation des étudiants par ce système. Un chef d'équipe recruté en même temps que les conseillers, essayant tant bien que mal de bien paraître devant ses p'tits soufifres en s'habillant d'une chemise, d'un jean et de mocassins ( je porte envers mon chef d'équipe beaucoup de sympathie et d'estime cependant ), des étudiants en mal d'argent prêt à tout pour enrichir leur CV et leur porte monnaie, et vous faites rapporter gros à certaines baleines qui vous ont pris pour des pions. L'OFUP a ses arguments, les maîtrise à la perfection. Quelques cas marchent, mais beaucoup sont exploités, et la " main d'oeuvre " qu'engage l'OFUP pour les petits travaux de rien du tout permet toujours de faire de la pub', même si les ventes ne sont pas au beau fixe pour la plupart. Quoi qu'il arrive, ils y gagnent. Car ils vont surtout redorer leur blason puisque dans mon secteur, nous ne vendons pas mais conseillons sur des outils presse, les consignes sont vraiment respectées. Néanmoins, j'essaie de rester sur du conseil, certains s'axent plutôt sur de la vente. Ils marchent, pas moi. Pour eux, l'étudiant est un poisson auquel on tend un appât. Pour moi, l'étudiant est une personne ayant un profil social similaire au mien, qui est en mal d'argent, qui n'a pas forcément besoin de revues, mais qui a sur le dos des " conseillers presse " qui lui conseillent des revues qui vont " l'aider pour l'année qui va suivre ".

Qu'en penser ? Pour certains ils y trouveront leur compte, une expérience collective enrichissante, de la patience, de la persévérence. Pourquoi ? ils auront eu un bon salaire au final. Pour d'autres, ils y trouveront une expérience collective enrichissante ( entre courtiers on se comprend, c'est le point positif de l'OFUP, ça fédère un groupe ), mais pas de patience, ni de persévérence. Une perte de temps incroyable et un bide total pour le porte monnaie, car l'objectif c'est le porte monnaie.

Ca fait bien sur un CV, mais ça pourrait aussi mieux remplir les poches, surtout que le niveau d'imposition, passé un stade, passe au même taux que les autres jobs ! Alors que l'on nous vante les mérites du faible taux d'imposition...

Je vous remercie

Ecrit par : Kinoptic | 08/07/2008

Bonjour,
Je suis conseiller presse actuellement et je dois dire que le système de rémunération étant ce qu'il est, c'est à nous et nous seuls d'être intègres. Je m'explique: si on fait partie d'une équipe solidaire, comme la mienne, on arrive en gros à équilibrer le nombre de contacts et le nombre de promesses d'abonnements par conseiller. Simplement, un vendeur qui veut se faire un salaire énorme, c'est un abruti qui voudra toujours se faire un salaire énorme, et il passera sa vie à marcher sur les autres. De la même manière, quelqu'un qui n'a pas de remords à mentir pour vendre, passera sa vie à mentir pour gagner ce qu'il veut.
Les gens son tels qu'ils sont, dans mon expérience personnelle, je considère que l'OFUP n'encourage ni n'empêche les comportements déviants. Mais soyons clairs, les personnes susmentionnées ne seront jamais des gens épanouis et appréciés par leur entourage. Ils font un choix qui les isolera à terme.

De plus dans mon expérience encore une fois, il n'est absolument pas question de faire des horaires de psychopathes ni de dormir dans un hôtel F1, même s'il est vrai que dans certains cas on peut être amenés à faire des journées un peu plus longues que dans un 35 heures conventionnel. Ceci dit, si on a envie de se faire un jour de repos, ça se négocie facilement. Et puis soyons francs aussi, les horaires dépendent de la distance du lieu où l'on travaille ainsi que de l'efficacité des services d'inscription des univs, alors on va peut-être pas oublier qu'on a signé pour bosser en tant que gens motivés et pas en tant que branleurs de première classe attendant juste un horaire de fin de journée. Conscience professionnelle?

Aussi, la mission de promouvoir la presse à prix réduit pour les étudiants me semble honorable, et empêcher les conseillers-presse de faire leur travail sur site comme c'est le cas dans certaines universités, parfois même en faisant de la diffamation contre l'OFUP me semble très répréhensible également. (j'ai l'expl d'un IUT qui nous a traité comme des dealers, sérieusement...). Concernant le vente aux proches, je me permets de rappeler que les enfants du personnel de la SNCF bénéficient du train gratuit, les familles d'employés EDF ont des tarifs extrêmement préférentiels pour aller camper en vacances etc..... la liste est longue et je ne vois pas en quoi cela pose un problême.

Alors j'ai peut-être l'air de me faire l'avocat de l'OFUP, mais mon point de vue, c'est que des connards, y'en a partout (certes aussi à l'OFUP), mais ça ne justifie pas que l'on s'acharne à vouloir démonter un organisme qui, même si son organisation est discutable permet à un grand nombre d'étudiants d'avoir accès à de la culture, de l'actualité ou des loisirs via la presse, à des prix qui sont globalement les meilleurs du marché, quoi qu'on en dise.

Ecrit par : Pierre | 09/07/2008

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