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10/09/2008

Mutuelles étudiantes : un monde cruel !

Alors que les inscriptions commenceront dans toutes les universités de France la semaine prochaine, dès les résultats du bac publiés, les Mutuelles étudiantes qui ont en charge également la gestion de la sécurité sociale, fourbissent leurs armes. Elles se mènent une guerre souterraine pour s'affaibilir "mutuellement" à la veille de cette période cruciale où leurs parts de marché peuvent sensiblement être modifiées.

2 camps se font face : la LMDE (La mutuelle des étudiants) implantée nationalement et les SMER (sociétés mutualistes etudiantes régionales) qui sont des mutuelles implantées régionalement.
Plusieurs jugements ont été prononcés cette semaine :

# dans l'EST :

"Le tribunal de Grande instance de Nancy a condamné, à la demande de la LMDE , l'utilisation de différentes mentions publicitaires par la MGEL (Mutuelle générale des étudiants de l'Est). Celle-ci a été condamnée à "retirer l'intégralité de ses dépliants publicitaires, de même que sur tous ses autres documents et sur son site internet les mentions '8 étudiants sur 10 ont choisi la MGEL' et 'Centre national 617', sous astreinte de 150 euros par infraction constatée"." (source AEF)

# dans le NORD :

Le tribunal de grande instance de Lille a condamnée à la demande de la LMDE, la SMENO (Société mutualiste des étudiants du Nord et du Nord-Ouest) "à cesser toute diffusion de publicités utilisant les termes "1ère sécu étudiante" ou "1ère sécurité sociale étudiante" sous peine d'astreinte de 150 euros par infraction constatée.
Le juge des référés a en effet estimé que l'utilisation de ce slogan "tend à faire croire (…) que la SMENO occupe la première place parmi les mutuelles agissant dans son secteur, qualité qu'elle n'a pas", ce qui "constitue d'évidence un acte de concurrence déloyale envers la LMDE". En effet, la SMENO dispose de 126 000 affiliés sur le territoire où elle bénéficie d'une délégation de service public pour gérer le régime de sécurité sociale étudiante (Haute et Basse-Normandie, Picardie et Nord-Pas-de-Calais), contre 89 000 à la LMDE. Mais cette dernière dispose de 693 000 affiliés sur l'ensemble du territoire. L'affirmation de la SMENO "n'étant accompagné d'aucune limitation géographique", le juge la qualifie de "manifestement fausse"." ( source AEF)


# dans le SUD-OUEST :

Le tribunal de grande instance de Toulouse a condamné la LMDE et Vittavi (anciennement SMESO) à retirer de leurs plaquettes certaines mentions. La LMDE doit notamment retirer de sa plaquette intitulée "Spécial réforme de l'assurance maladie" les mentions "choisissez le service public" et la mention "la LMDE par délégation de service public est chargée de gérer le régime étudiant de sécurité sociale". Vittavi de son côté doit cesser toutes diffusions publicitaires qui comportent la mention "nationale" accolée à l'expression "mutuelle étudiante". Les deux mutuelles doivent en outre se partager les frais occasionnés par la procédure. En revanche aucune astreinte n'a été prononcée par le juge. C'est Vittavi qui a initié la procédure, à laquelle a répliqué la LMDE par une "demande reconventionnelle". (source AEF)

# à PARIS enfin :

Le tribunal de grande instance de Paris a rejeter les demandes en référé, formulées par la LMDE (La Mutuelle des étudiants) d'une part et par l'USEM (Union nationale des sociétés mutualistes étudiantes régionale) et quatre SMER d'autre part.

La LMDE demandait que la SMEREP (Ile-de-France) retire de tous ses supports les mentions "Centre national 617" et "1ère sécurité sociale étudiante". Le juge a reconnu le caractère "trompeur" de cette dernière, mais a estimé qu'en raison "de la précision des informations livrées par ailleurs sur les plaquettes [de la SMEREP], le caractère illicite n'est pas manifeste".

L'USEM, la SMENO (Nord-Pas-de-Calais et Picardie), la SMERAG (Antilles-Guyane), la SMEREP et la MGEL (Champagne-Ardenne, Alsace et Lorraine) demandaient, quant à elles, que la LMDE retire de ses publications la mention "et si le mieux placé pour vous protéger c'était le service public?" Si le juge a admis que la formulation pouvait laisser entendre que seule la LMDE représente le service public (alors que les SMER disposent également d'une délégation de service public), il a néanmoins débouté l'USEM et les SMER pour le même motif que dans le jugement précité: "le caractère illicite n'est pas manifeste" car les plaquettes de la LMDE délivrent des informations par ailleurs précises. (source AEF)

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Ces jugements portent des coups durs aux mutuelles étudiantes. Retirer les brochures à deux ou trois jours du début des isncriptions universitaires, cela risque de placer les uns et les autres en position de grande faiblesse, sans parler des couts induits...

Tant d'argent dépensé en marketing et en procédure...quel gachis. Pourquoi avoir toléré que plusieurs organismes aient une délégation de service public en leur confiant la gestion de la sécurité sociale ? Cela créer partout en France dans chaque région une concurrence directe entre 2 opérateurs. Une fois de plus l'ambiance risque d'être bonne sur les chaines d'inscription.

13:14 Publié dans enjeux universitaires | Lien permanent | | |

Commentaires

Salut Manuel,

ET bien oui, comme tu dis, l'ambiance est bonne. On pourrait presque en sourire, sauf que...

Sauf que chaque euro dépensé par Les SMER et LMDE dans leur campagne de marketting aggressive est un euro d'argent public détourné de son but premier. Sauf que chaque condamnation prononcée par les tribunaux, pour des abus bien réels mais largement suscités par l'apreté de la concurence entre les 2 camps, est payé par l'argent des remises de gestion de la sécurité sociale (donc l'argent des cotisations sociales des travailleurs de ce pays) et l'argent des adhérents (qui a priori ne cotisent pas dans ce but).

Et le serpent se mord la queue... pour améliorer la qualité de leur prestation, les mutuelles étudiantes ont besoin de moyens financiers. Le "duopole" fait que l'obtention de parts de marché nouvelles se fait nécessairement en grignotant les part du concurent (et je ne parle pas des mutuelles parentales). hors, la bataille est rude, coutent cher, et à l'arrivée, sans doute, c'est de l'argent en moins le service délivré par les mutuelles. Effet prévisible et un peu pervers de la "concurence libre et non faussée" sur le service public ?

Bref, Manuel, tu poses la question du pourquoi du duopole... Sans doute y a-t-il 2 raisons majeurs, l'une de gestion, l'autre politique. D'abord, il faut se demander si, du temps ou la MNEF avait le monopole, le service n'a pas été a plus d'un titre défectueux, ce qui a laissé l'opportunité au pouvoir public de procéder ensuite à une modification hautement politique : autoriser des concurent à la MNEF, pour affaiblir sa force de revendication (c'était un gvt de droite, et l'esprit qui régissait la MNEF était tout de même tourné vers d'autres perspectives que celle du pouvoir en place). Le duopole, c'est clairement le choix de l'affaiblissement du mouvement social étudiant.

Peut-on aujourd'hui sortir de cette situation ? A court ou moyen terme, je dois dire que je suis assez pessimiste. Les dérives connu par la MNEF sont encore bien présentes dans les esprits des politiques et les invitent à la prudence sur le sujet. Ils ne prendront pas l'initiative d'un changement avant longtemps. Ensuite, il faut aussi considérer (cette avis n'engage que moi), que des habitudes ont été prises dans les structures élus et salariés des mutuelles étudiantes, et que si elles essayent aujourd'hui réellement de s'en départir, les résistances sont fortes et réclament une volontés politiques et un sens de la diplomatie qui maintiennent ceux qui veulent changer les choses continuellement au bord du précipice.

Donc, je ne sais pas si la route est droite, mais la pente est rude, c'est sûr... Bon courage à ceux qui s'engagent pour le renouveau du mutualisme étudiant.

Et en guise de conclusion, sans vouloir pour autant virer dans une publicité éhontée, je voudrais tout de même dire que, dans ce joyeux bordel de chaine d'inscription où les mutuelles étudiantes font parfois figure de marchands du temple, le choix n'est pas indifférent. En ce qui me concerne, je continue à inciter les étudiants à choisir LMDE. Pas pour les raisons qu'on égraine généralement sur les stands et qui passent pour rationnelles, mais parce qu'aujourd'hui, au delà de ses salariés, de ses dirigeants, de ses prestations, LMDE est la seule des deux groupes de mutuelles qui inscrive encore son action dans une perspective de transformation sociale. Elle continue à définir un horizon, même mince, qui entretient l'espoir d'une mutuelle militante et profondément ancrée dans le mouvement social. Sur ce choix, si j'ai peu d'illusions, je n'ai aucun état d'âme.

Bon courage à toi

Ecrit par : Matt | 06/07/2005

Tu écris : "D'abord, il faut se demander si, du temps ou la MNEF avait le monopole, le service n'a pas été a plus d'un titre défectueux"

Dans mon souvenir, il s'agit d'une décision politique prise sous l'
ère Giscard. Il fallait casser le monopole de la MNEF. Le site de la SMENO (http://www.smeno.com/FranceV2/Secu/etudiante/historique.html) avance des dates différentes. Mais de la même façon on sent bien le durcissement post 68.

Hormis pour la MGEL qui existe dès la fin de la 2nde guerre mondiale (mais qui n'avait pas la délégation sécurité sociale) c'est à ce moment que naissent les SMER.

Avec beaucoup d'avance finalement c'est un secteur qui a été rendu concurentiel par la droite !

Autre lecture très intéressante : http://www.germe.info/kiosque/mnef.pdf

C'est en lisant ce texte très documenté qu'on comprend que la relecture de l'histoire par les SMER est douteuse.

Il n'y avait pas crise de la MNEF à proprement parler : il y avait crise du mouvement étudiant (et de l'UNEF) et crise du système des remises de gestion.

Ecrit par : manuel | 06/07/2005

Bonjour à tous,

Vous avez unz vision assez déroutante. Je trouve celà très bien deux organismes qui gèrent le service publi deux sécu, celà permet le choix. Dommage que les terminales ne soient pas assez informé sur leur future statut social. La Santé pour moi n'est pas et ne dra pas être à l'avenir un marché. Cependant, il faut que le service public soit accepter et défendu par ceux qui le revendic. La LMDE défend par sa comm ce service public, d'autres préfèrent pour se faire choisir par les étudiants des arguments plus axé sur des K/DOS.
On voit même les mutuellles régionales défendre cette gestion(question de survie financière? choixpolitique?)
Pour ma part le service public c'est continuité sur tout le territoire, égalité de traitement sur tour le territoire, c'est usagé ou assuré social et pas client, alors j'ai choisi LMDE.
Pour dernire info, le législateur en donnant délégation aux mutuellles régionales pour gérer le service public a été vicieux : ces sociétés doivent combatre le service public national originel sans le détruire et sans se détruire.
Kafka n'aurait pas fait mieux

Ecrit par : yoda | 06/07/2005

Salut YoDa,

Tu te félicites du choix que cette dualité implique. Je trouve l'argument intéressant. On pourrait effectivement penser que cette concurrence directe puisse créer de l'émulation au plus grand bénéfice de l'étudiant.

Pour ma part j'ai plutot l'impression inverse, l'argent n'est pas tant dépensé pour créer de nouveaux services ou (mieux) à pour améliorer les prestations en les rendant moins cher et plus accessibles que pour mettre en place de grosses campagnes de communication.

J'ai l'impression aussi que dans cette compétition les deux mutuelles cherchent tant à se contrer qu'il devient parfois difficile pour le nouvel étudiant de les distinguer :
- qui est national ?
- qui est proche de nous ? ....

Il faut un oeil avisé pour percevoir les différences pourtant fondamentales entre LMDE et SMER.
- la politique cadeau/voyages...des SMER
- la gamme très simple des mutuelles de la LMDE
...

Mais je ne vois pas en quoi les mutuelles étudiantes devraient "combattre le service public" comme tu dle dis à la fin de ton post ??

Pour résumer, l'impact et la force des politiques de communication/marketing des mutuelles étudiantes a abouti à une sorte de normalisation. Résultat, aujourd'hui la plupart des étudiants ne font pas leur choix sur les vraies différences et les bons arguments.

A+

Ecrit par : Manuel | 07/07/2005

Il était bon le service à la MNEF.

Dites du mal de Spithakis (le DG de la mutuelle, qui incidemment a fait 4 mois de préventive à la Santé pour qu'il y ait un non-lieu de prononcé par la suite) si vous voulez, mais pas des collaborateurs de cette mutuelle qui rendaient un bon service. Ce sont d'ailleurs eux qui ont le plus morflé dans la fin de la MNEF.

C'était ma minute : je lâche rien.

Autrement, il y a des années où les deux mutuelles s'entendaient sur leur part de marché, alors, pour la saine émulation...

Je pense qu'une mutuelle étudiante doit faire de la santé, et avoir les moyens de le faire. Tout autre activité n'a pas lieu d'être, selon la jurisprudence MNEF qui dit qu'une mutuelle étudiante qui rentre dans le jeu économique a le juste le droit de se faire éclater la tête.

Du centre de santé, du bilan de santé, de la vaccination, de la prévention, de l'éducation à la santé en plus de la prestation sécu et mutuelle. Le reste n'a pas à rentrer dans les établissements d'enseignement supérieur.

Ecrit par : Olivier | 05/08/2005

j'en ai marre de cette guerre qui met une sale ambiance entre les conseiller m de la mgel et lmde
faisons la paix
faison des gosses

Ecrit par : Z | 06/09/2005

Bonjour,

Rapide retour sur les deux derniers postes.

D'abord, une précision à Olivier sur le service MNEF. Je l'ai évoqué en souvenir d'un propos tenu par l'actuel président de la LMDE qui faisait référence, si je me souviens bien, à la période qui avait suivi le renversement d'Allende au Chili (non, ce n'est pas une blague). Mais pour ce qui concerne ma propre expérience, je ne peux que constater le dévouement des salariés de la MNEF à l'égard des étudiants. Ce qui a rendu encore plus tragique la fin de cette Mutuelle, vécue à juste titre comme une profonde injustice par ses salariés. En leur mémoire, ne "rien lacher" est tout à fait légitime.

Pour la saine émulation et les ententes entre mutuelles, l'usage du temps passé est... diplomate.

Concernant "Z", je viens d'aller sur le site de la MGEL, avec le pack MGEL qui comprend Le Service Logement, Le Service Emploi, Billetterie -!!!- ("Vos places de concert à tarif réduit sans frais de location"), "Vos places de ciné à tarif réduit" -!!!-, "Vos bons d'achat avec jusqu'à 15% de réduction" -!!!-("Sephora, Darty, ..."), Kadeos : 8% de réduction sur les bons d'achat Kadeos -!!!-, La photocopie à 3 cts -!!!.

Je dis "Merci". Une démonstration étonnante d'une certaine conception du service publique de santé et de l'esprit mutualiste.

Ecrit par : Matt | 07/09/2005

2 mutuelles étudiantes dans chaque région pour au final offrir le même service de base cela coûte cher aux contribuales et aux mutuelles elles mêmes qui sont engagées dans des surenchères en marketing et en communication.

La LMDE est exangue, c'est la MGEN, appelée au secours, qui garanti sa solvabilité, quant aux SMER, elles n'ont plus les moyens de financer les services qu'elles font miroiter sur leur coûteuses plaquettes. Entre la promesse publicitaire et le service effectivement rendu il y a un gap à la hauteur des coupes budgétaires auxquelles les smer sont contraintes pour boucler leur exercice.

Pas joli joli.

La raison à cela ? Les mutuelles étudiantes répondent de moins en moins aux attentes de leur public ; elles ont de moins en moins d'affiliés et d'adhérents de moins en moins de recettes.

Quoiqu'en disent les intéressées, l'heure du déclin a sonné, c'est sûr.

Ecrit par : monsieur x | 12/09/2005

Bonjour Monsieur x.

un anonymat bien dommage, parce que votre niveau d'information a l'air élevé.... Si les débuts de la LMDE ont été difficile financièrement, il me semble que ce n'est plus le cas aujourd'hui et après des années de vache maigre , il me semble (la encore cela mériterait vérification) que l'on approche de l'équilibre.

Autre question intéressante que vous posez : "Les mutuelles étudiantes répondent de moins en moins aux attentes de leur public". Pour affirmer une telle chose vous partez du constat qu' "elles ont de moins en moins d'affiliés et d'adhérents de moins en moins de recettes."

On est d'accord sur le constat mais pas sur les causes. La fin de la MNEF a réveillé les appétits des grands groupes assuranciels et des mutuelles interpro pour le public étudiant...comme une sorte de fin d'invulnérabilité. Et ces dernières années j'ai eu l'impression d'assister à une montée en puissance de la communication ces entités en direction du public étudiant. Beaucoup de mutuelles interpro au premier rang desquelles la mutualité française ont même créé des produits spécifiques ou modifier l'âge limite pour couvrir ses enfants.

Au-delà du débat sur la pertinence de la stratégie marketing de telle ou telle mutuelle, se pose aussi les questions de l'autonomie des étudiants d'une part et de leur capacité à s'organiser pour s'occuper de leur santé d'autre part.

Et ça ce sont des questions que vous ne soulevez pas.

A+

Ecrit par : Manuel Canevet | 12/09/2005

Moi qui pensais trouver des argurments assez clairs et simples pour choisir une mutuelle étudiante. Je crois que je suis encore plus perdue mais vos discussions sont très intéressantes.
En espérant faire le bon choix. bonne continuation.

Ecrit par : anne lise | 20/06/2006

En litige avec la smerep qui est gérée par une union de mutuelles compléméntaires (UMGP) depuis des années. Je suis encore étonné qu'aucun militant de la LMDE, es CPAM et même la justice ne puissent constater que les établissement secondaires de la SMEREP sont clandestins et jamais déclarés auprès du préfet ou de l'INSEE jusqu'à ce jour. En matière de publicité licite ou illicite, j'invite aux défenseurs du service public de se pencher sur l'article L 324-11 ou 12 du code de travail si je m'en rappelle...............

Ecrit par : marabout | 20/09/2006

une mutuelle étudiante ne coute pas cher mais rembourse un minimum (ticket modérateur). Il ne faut pas hésiter à comparer les complémentaires santé si vous avez des besoins santé particulier comme de l'orthodontie ou des lunettes.

Ecrit par : mutuelle | 27/08/2009

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